Il s'agit spécifiquement du prototype d'un appareil de diagnostic développé par une émanation de l'imec, miDiagnostics. L'appareil en question repose sur un processeur nano-fluidique à base de silicium. A partir de quelques gouttes de sang, il sera capable d'effectuer des mesurages tels que la comptabilisation de la quantité de cellules sanguines.

Il est question ici d'une carte de test utilisable une seule fois. Voilà pourquoi l'appareil proprement dit doit surtout être compact et bon marché. "L'exploration spatiale par l'homme nécessite des appareils médicaux de diagnostic de taille compacte et économes en énergie, conçus pour une application autonome de la médecine", déclare le docteur Susana B. Zanello, research & development manager au sein du centre de conception de l'imec à Kissimmee (Floride).

Grâce à cet investissement (dont le montant n'a pas été précisé) de la part de la NASA, l'imec va tester si l'appareil peut être utilisé en apesanteur. Il exécutera à cette fin des vols paraboliques, où s'appliqueront différentes forces de gravité.

Dans ce genre de vol, un état d'apesanteur sera simulé pour les passagers. Cet environnement permettra de tester tant la collecte d'échantillons (sanguins) que la migration vers le réseau de canaux nano-fluidiques et ce, indépendamment de la force de gravité.