Le régulateur télécom a récemment effectué une étude à la demande de la région Bruxelles-Capitale à propos des normes de rayonnement requises pour installer des réseaux mobiles (5G). Le régulateur y évoque un minimum de 14,5 volts par mètre dans la bande 900 MHz comme limite cumulative (une addition du rayonnement généré par l'ensemble des opérateurs en un même endroit).

Comme plafond, l'IBPT propose 41,5V/m, ce qui est aussi la limite proposée par l'ICNIRP, l'organisation qui élabore les normes de rayonnement, sur laquelle se base l'OMS notamment. Jusqu'à cette hauteur, il n'y a pas de danger démontré pour la santé.

En guise de comparaison, la norme actuelle du rayonnement total à Bruxelles est de 6V/m. En Flandre, il est question de 20,58V/m et en Wallonie de 3V/m, mais par technologie. Par souci de clarté, on parle ici uniquement de la bande 900 MHz. Pour les fréquences supérieures, il existe d'autres limites (plus élevées).

L'étude porte surtout sur le déploiement de la 5G, mais l'IBPT introduit la nuance, selon laquelle la 4G requiert aussi un rayonnement supérieur. "Une augmentation s'avère non seulement nécessaire pour la 5G, mais aussi pour faire face à l'augmentation des données sur la 4G. Sinon, on risque que les réseaux soient saturés dans certaines régions', explique Luc Vanfleteren, conseiller de l'IBPT, lors d'une réunion virtuelle du FITCE à propos de la 5G.

Dans un communiqué envoyé à Data News, l'IBPT fait observer que le seuil minimal de 14,5V/m est vraiment un minimum et s'avérera très vite trop peu pour faire face au trafic des données croissant. De plus, ce minimum n'est accessible qu'avec ce qu'on appelle des antennes 'massive MIMO'. Il faut dans ce cas utiliser de très nombreuses antennes au même endroit, afin qu'un rayonnement inférieur soit nécessaire pour garantir la même portée d'une seule et même antenne.

Le régulateur ajoute que son avis et l'étude réalisée ne signifient pas de facto que les normes seront amplifiées. La décision en la matière revient aux régions. Mais sur base de l'évolution du trafic des données et des normes recommandées par des organisations internationales, le régulateur est d'avis qu'elles doivent être accrues, afin de garantir la 5G et de ne pas provoquer la saturation de la 4G.

5G: parfois plus de rayonnement, parfois moins

Même si la norme de rayonnement limitée, surtout à Bruxelles, constitue un problème, Proximus et Orange notamment ont ces derniers mois déjà laissé entendre qu'en Flandre également, la limite pourrait être augmentée, afin de proposer la 5G dans les meilleures conditions.

Cela est notamment dû au fait que la 5G opèrera d'une autre manière que la 4G, la 3G ou la 2G. Grâce au 'massive MIMO' entre autres, le signal 5G ciblera chaque fois les appareils utilisant la technologie. Cela signifie que pour certaines applications, le rayonnement pourrait être supérieur à la norme flamande de 20,58V/m (la plus élevée dans notre pays), mais aussi inférieur en cas d'absence d'utilisation de la 5G. Le problème, c'est que la loi actuelle n'y est pas adaptée.

Le régulateur télécom a récemment effectué une étude à la demande de la région Bruxelles-Capitale à propos des normes de rayonnement requises pour installer des réseaux mobiles (5G). Le régulateur y évoque un minimum de 14,5 volts par mètre dans la bande 900 MHz comme limite cumulative (une addition du rayonnement généré par l'ensemble des opérateurs en un même endroit).Comme plafond, l'IBPT propose 41,5V/m, ce qui est aussi la limite proposée par l'ICNIRP, l'organisation qui élabore les normes de rayonnement, sur laquelle se base l'OMS notamment. Jusqu'à cette hauteur, il n'y a pas de danger démontré pour la santé.En guise de comparaison, la norme actuelle du rayonnement total à Bruxelles est de 6V/m. En Flandre, il est question de 20,58V/m et en Wallonie de 3V/m, mais par technologie. Par souci de clarté, on parle ici uniquement de la bande 900 MHz. Pour les fréquences supérieures, il existe d'autres limites (plus élevées).L'étude porte surtout sur le déploiement de la 5G, mais l'IBPT introduit la nuance, selon laquelle la 4G requiert aussi un rayonnement supérieur. "Une augmentation s'avère non seulement nécessaire pour la 5G, mais aussi pour faire face à l'augmentation des données sur la 4G. Sinon, on risque que les réseaux soient saturés dans certaines régions', explique Luc Vanfleteren, conseiller de l'IBPT, lors d'une réunion virtuelle du FITCE à propos de la 5G.Dans un communiqué envoyé à Data News, l'IBPT fait observer que le seuil minimal de 14,5V/m est vraiment un minimum et s'avérera très vite trop peu pour faire face au trafic des données croissant. De plus, ce minimum n'est accessible qu'avec ce qu'on appelle des antennes 'massive MIMO'. Il faut dans ce cas utiliser de très nombreuses antennes au même endroit, afin qu'un rayonnement inférieur soit nécessaire pour garantir la même portée d'une seule et même antenne.Le régulateur ajoute que son avis et l'étude réalisée ne signifient pas de facto que les normes seront amplifiées. La décision en la matière revient aux régions. Mais sur base de l'évolution du trafic des données et des normes recommandées par des organisations internationales, le régulateur est d'avis qu'elles doivent être accrues, afin de garantir la 5G et de ne pas provoquer la saturation de la 4G.Même si la norme de rayonnement limitée, surtout à Bruxelles, constitue un problème, Proximus et Orange notamment ont ces derniers mois déjà laissé entendre qu'en Flandre également, la limite pourrait être augmentée, afin de proposer la 5G dans les meilleures conditions.Cela est notamment dû au fait que la 5G opèrera d'une autre manière que la 4G, la 3G ou la 2G. Grâce au 'massive MIMO' entre autres, le signal 5G ciblera chaque fois les appareils utilisant la technologie. Cela signifie que pour certaines applications, le rayonnement pourrait être supérieur à la norme flamande de 20,58V/m (la plus élevée dans notre pays), mais aussi inférieur en cas d'absence d'utilisation de la 5G. Le problème, c'est que la loi actuelle n'y est pas adaptée.