M. Lee Jae-yong, qui est officiellement le vice-président de Samsung Electronics, premier fabricant au monde de smartphones et de puces mémoire, a été reconnu coupable de corruption et détournement de fonds dans le retentissant scandale qui avait précipité la destitution en 2017 et l'incarcération de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye.

Après un long processus judiciaire que Samsung a traîné comme un boulet, et donc au terme d'un nouveau procès, le petit-fils du fondateur du groupe Samsung a été condamné la semaine dernière à deux ans et demi de prison par le tribunal du district central de Séoul.

Le choix de ne pas faire appel pourrait signifier que le géant technologique souhaite tourner la page de ce scandale infâmant. Compte tenu du temps qu'il a déjà passé derrière les barreaux, M. Lee pourrait prétendre à une libération conditionnelle dès septembre, à la condition que le parquet ne décide pas d'un nouvel appel pour demander une peine plus longue. "Le vice-président Lee acceptera avec humilité la décision et a décidé de ne pas faire appel", a annoncé dans un communiqué son avocat Lee In-jae.

Le grand patron âgé de 52 ans avait été pour la première fois incarcéré en 2017. Il avait été libéré l'année suivante quand la justice l'avait en appel blanchi de la plupart des délits et condamné à du sursis. Mais la Cour suprême avait ensuite ordonné un nouveau procès. Il a purgé environ un an de détention et achèvera sa peine en juillet 2022 au plus tard, si d'ici là il n'obtient pas sa libération conditionnelle, si sa peine n'est pas commuée ou s'il n'est pas gracié.

Samsung est, de loin, le plus grand des "chaebols", ces empires industriels familiaux qui dominent la 12ème économie mondiale. Son chiffre d'affaires global représente un cinquième du PIB sud-coréen et est donc crucial pour la santé économique du pays. Certains analystes ont estimé que l'incarcération de M. Lee allait créer un vide qui pourrait nuire au processus de décision à la tête du groupe, notamment sur les grands investissements futurs.

L'affaire porte sur des millions de dollars que le groupe avait versés à la confidente de l'ombre de la présidente, Choi Soon-sil. Des pots-de-vin qui étaient selon l'accusation destinés à faciliter la passation de pouvoir à la tête du conglomérat, alors que le père de M. Lee, Lee Kun-hee, l'artisan du décollage mondial du groupe, était alité après une attaque cardiaque en 2014.

La Cour suprême a définitivement confirmé mi-janvier la condamnation de l'ex-présidente Park à 20 ans de prison.

M. Lee Jae-yong, qui est officiellement le vice-président de Samsung Electronics, premier fabricant au monde de smartphones et de puces mémoire, a été reconnu coupable de corruption et détournement de fonds dans le retentissant scandale qui avait précipité la destitution en 2017 et l'incarcération de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye.Après un long processus judiciaire que Samsung a traîné comme un boulet, et donc au terme d'un nouveau procès, le petit-fils du fondateur du groupe Samsung a été condamné la semaine dernière à deux ans et demi de prison par le tribunal du district central de Séoul.Le choix de ne pas faire appel pourrait signifier que le géant technologique souhaite tourner la page de ce scandale infâmant. Compte tenu du temps qu'il a déjà passé derrière les barreaux, M. Lee pourrait prétendre à une libération conditionnelle dès septembre, à la condition que le parquet ne décide pas d'un nouvel appel pour demander une peine plus longue. "Le vice-président Lee acceptera avec humilité la décision et a décidé de ne pas faire appel", a annoncé dans un communiqué son avocat Lee In-jae.Le grand patron âgé de 52 ans avait été pour la première fois incarcéré en 2017. Il avait été libéré l'année suivante quand la justice l'avait en appel blanchi de la plupart des délits et condamné à du sursis. Mais la Cour suprême avait ensuite ordonné un nouveau procès. Il a purgé environ un an de détention et achèvera sa peine en juillet 2022 au plus tard, si d'ici là il n'obtient pas sa libération conditionnelle, si sa peine n'est pas commuée ou s'il n'est pas gracié.Samsung est, de loin, le plus grand des "chaebols", ces empires industriels familiaux qui dominent la 12ème économie mondiale. Son chiffre d'affaires global représente un cinquième du PIB sud-coréen et est donc crucial pour la santé économique du pays. Certains analystes ont estimé que l'incarcération de M. Lee allait créer un vide qui pourrait nuire au processus de décision à la tête du groupe, notamment sur les grands investissements futurs.L'affaire porte sur des millions de dollars que le groupe avait versés à la confidente de l'ombre de la présidente, Choi Soon-sil. Des pots-de-vin qui étaient selon l'accusation destinés à faciliter la passation de pouvoir à la tête du conglomérat, alors que le père de M. Lee, Lee Kun-hee, l'artisan du décollage mondial du groupe, était alité après une attaque cardiaque en 2014.La Cour suprême a définitivement confirmé mi-janvier la condamnation de l'ex-présidente Park à 20 ans de prison.