L'entreprise de technologie vocale avait fait faillite en 2001, mise en cause pour fraude et irrégularités comptables. Le 20 septembre 2010, la cour d'appel de Gand avait condamné les fondateurs Jo Lernout et Pol Hauspie à cinq ans de prison chacun, dont deux ans avec sursis.

La cour d'appel n'a pu régler les litiges civils dans l'affaire qu'en 2014, à l'issue d'une procédure devant la Cour de cassation. Plus de 15.000 parties civiles réclamaient encore une indemnisation. Elles espéraient principalement une condamnation du commissaire aux comptes KPMG, qui, contrairement à d'autres inculpés, aurait disposé de ressources financières suffisantes. La cour d'appel de Gand avait précédemment estimé que KPMG ne devait pas payer de dommages et intérêts.

Seuls six anciens administrateurs, dont Jo Lernout et Pol Hauspie, pouvaient encore être contraints à verser une indemnisation. Ils y ont donc été condamnés vendredi.

Jo Lernout, Pol Hauspie, Nicco Willaert, Gaston Bastiaens, Carel Dammelens et Tony Snauwaert ont été condamnés conjointement solidairement au règlement des dommages et intérêts. Cela signifie que les victimes qui ont obtenu une indemnisation peuvent en théorie tenter de récupérer leur dû auprès de chacune des six parties. Cependant, les personnes condamnées ne disposent pas des ressources financières suffisantes, de sorte qu'il y a peu de chances que les personnes dupées revoient la couleur de leur argent.

"Le montant total accordé avoisine les 655 millions d'euros", a précisé Martin Minnaert, magistrat de presse. La réclamation la plus importante provient des curateurs de la faillite de Lernout & Hauspie. Les six administrateurs ont été conjointement et solidairement condamnés à leur payer 608.206.822,19 euros ou l'intégralité du passif de la faillite.

L'entreprise de technologie vocale avait fait faillite en 2001, mise en cause pour fraude et irrégularités comptables. Le 20 septembre 2010, la cour d'appel de Gand avait condamné les fondateurs Jo Lernout et Pol Hauspie à cinq ans de prison chacun, dont deux ans avec sursis.La cour d'appel n'a pu régler les litiges civils dans l'affaire qu'en 2014, à l'issue d'une procédure devant la Cour de cassation. Plus de 15.000 parties civiles réclamaient encore une indemnisation. Elles espéraient principalement une condamnation du commissaire aux comptes KPMG, qui, contrairement à d'autres inculpés, aurait disposé de ressources financières suffisantes. La cour d'appel de Gand avait précédemment estimé que KPMG ne devait pas payer de dommages et intérêts.Seuls six anciens administrateurs, dont Jo Lernout et Pol Hauspie, pouvaient encore être contraints à verser une indemnisation. Ils y ont donc été condamnés vendredi.Jo Lernout, Pol Hauspie, Nicco Willaert, Gaston Bastiaens, Carel Dammelens et Tony Snauwaert ont été condamnés conjointement solidairement au règlement des dommages et intérêts. Cela signifie que les victimes qui ont obtenu une indemnisation peuvent en théorie tenter de récupérer leur dû auprès de chacune des six parties. Cependant, les personnes condamnées ne disposent pas des ressources financières suffisantes, de sorte qu'il y a peu de chances que les personnes dupées revoient la couleur de leur argent."Le montant total accordé avoisine les 655 millions d'euros", a précisé Martin Minnaert, magistrat de presse. La réclamation la plus importante provient des curateurs de la faillite de Lernout & Hauspie. Les six administrateurs ont été conjointement et solidairement condamnés à leur payer 608.206.822,19 euros ou l'intégralité du passif de la faillite.