Google, entre-temps rebaptisé en Alphabet, doit donc depuis avril se défendre dans le cadre d'une affaire antitrust portant sur la comparaison de magasins. Mais entre-temps, l'Europe mène une deuxième enquête à propos d'Android, alors qu'elle en envisage d'autres encore.

"Pour moi, il n'y a pas qu'une affaire Google, mais plusieurs", déclare la commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager, dans un entretien accordé au Wall Street Journal. "Elles ont toutes le nom Google en commun, mais pour le reste, elles sont très différentes."

Il y a donc de fortes chances pour que Google doive faire face non pas à une seule affaire antitrust, mais à plusieurs autres. Même si une sentence définitive peut prendre des années, un jugement négatif de la part de Vestager risque de se traduire par des amendes et/ou une adaptation de la méthode de travail de Google en Europe.

Télécom

De par la fonction à responsabilité qu'elle occupe, Vestager annonce par ailleurs dans l'interview que les fusions et rachats sur le marché télécom européen ne doivent pas compter sur trop de faveurs européennes. Preuve en est que la fusion entre les opérateurs danois Telenor et TeliaSonera a été récemment rejetée.

Vestager estime que le marché européen est déjà assez consolidé: "Les quatre principaux fournisseurs desservent soixante pour cent des abonnés. C'est le contraire de ce que j'entends parfois (de la part des opérateurs télécoms, ndlr)."

Ce dernier point risque d'exercer un impact direct sur le marché belge. C'est ainsi qu'une enquête approfondie est en cours à propos du rachat de Base par Telenet. Il est probable que Telenet ou sa maison mère Liberty Global doivent faire davantage de concessions, avant que Vestager ne donne son feu vert.