Le gros problème avec des entreprises telles Facebook, Uber, Amazon ou Airbnb, c'est qu'elles établissent souvent leur siège européen dans le pays de l'UE où s'applique le régime fiscal le plus favorable (comme l'Irlande ou le Luxembourg). Elles en profitent de façon créative pour réduire leur bénéfice. Il est de ce fait possible par exemple qu'un siège européen d'entreprise enregistre, disons, 50 millions d'euros de bénéfice, mais transfère ces 50 millions vers sa société mère sous forme de 'royalties' sur lesquelles ne s'applique aucune taxe, voire une taxe inférieure. Le bénéfice imposable disparaît ainsi aussi.

La proposition de la Commission européenne stipule que ce genre d'entreprise doit verser trois pour cent de son chiffre d'affaires comme impôts et ce, lorsque leur chiffre d'affaires est supérieur à 750 millions d'euros et que leur chiffre d'affaires annuel imposable est supérieur à 50 millions d'euros.

La proposition est publiée aujourd'hui même, mais il faut encore que le Parlement européen et les états membres suivent. Or les plus petits pays craignent que cette mesure diminue leur attractivité vis-à-vis des acteurs technologiques en vue.