'Facebook est utilisée par quasiment trois milliards de personnes chaque mois, et pratiquement sept millions d'entreprises insèrent des publicités sur la plate-forme. Facebook collecte de grandes quantités de données liées aux activités des utilisateurs sur son réseau et en dehors, ce qui lui permet de cibler des groupes de clients spécifiques', déclare la commissaire de l'UE en charge de la concurrence, Marghrethe Vestager.

'Nous allons examiner dans le détail si ces données offrent un avantage inapproprié à Facebook, spécifiquement dans le secteur des petites annonces, où les gens peuvent quotidiennement acheter et vendre des choses et où Facebook est en concurrence avec des entreprises, dont elle collecte des données. Dans l'économie numérique actuelle, les données ne doivent pas être utilisées pour perturber la concurrence.'

Ajuster le tir avec les données de concurrents

Il est question ici d'annonceurs que Facebook concurrence elle-même. Pensons à un site de petites annonces qui fait de la publicité sur Facebook, ce qui permet à cette dernière de savoir à quel public le site s'adresse et de pouvoir ainsi adapter le tir de son propre département de petites annonces Marketplace.

La Commission collaborera également étroitement avec la Competition and Markets Authority (CMA) britannique qui même une enquête similaire.

Un exemple (fictif): supposons que 2ememain.be, une composante d'eBay, insère sur Facebook une annonce ciblant les femmes de quarante ans qui sont fans de Doctor Who, ou les hommes de trente ans s'intéressant aux disques vinyle. Dans ce cas, Facebook sait d'une part ce que vise 2ememain, mais aussi combien de personnes cliquent sur cette annonce et donc quel est son degré d'efficacité. Si Facebook apprend ainsi que certains groupes-cibles sont très intéressés par les petites annonces, elle est tout à fait capable d'orienter Marketplace en conséquence sur base des données de la concurrence.

Imbriquée dans Facebook

La Commission insiste sur le fait que ce genre d'enquête ne signifie pas encore qu'il y a culpabilité. Mais ce n'est pas complètement impensable. En 2018 déjà, Buzzfeed avait démontré que Facebook avait appris des données fournies par son application VPN Onavo que l'appli de messagerie était particulièrement populaire, ce qui incita Facebook à la racheter pour 19 milliards de dollars.

De plus, l'Europe examinera aussi si la façon dont Marketplace est imbriquée dans Facebook, ne constitue pas une forme de dépendance par laquelle elle tire un avantage vis-à-vis de la concurrence. Aujourd'hui, Marketplace occupe une position très proéminente et ce, tant au niveau de l'appli que sur le site web de Facebook. Tellement même qu'il faut faire attention de ne pas y aboutir par mégarde.

'Facebook est utilisée par quasiment trois milliards de personnes chaque mois, et pratiquement sept millions d'entreprises insèrent des publicités sur la plate-forme. Facebook collecte de grandes quantités de données liées aux activités des utilisateurs sur son réseau et en dehors, ce qui lui permet de cibler des groupes de clients spécifiques', déclare la commissaire de l'UE en charge de la concurrence, Marghrethe Vestager.'Nous allons examiner dans le détail si ces données offrent un avantage inapproprié à Facebook, spécifiquement dans le secteur des petites annonces, où les gens peuvent quotidiennement acheter et vendre des choses et où Facebook est en concurrence avec des entreprises, dont elle collecte des données. Dans l'économie numérique actuelle, les données ne doivent pas être utilisées pour perturber la concurrence.'Il est question ici d'annonceurs que Facebook concurrence elle-même. Pensons à un site de petites annonces qui fait de la publicité sur Facebook, ce qui permet à cette dernière de savoir à quel public le site s'adresse et de pouvoir ainsi adapter le tir de son propre département de petites annonces Marketplace.La Commission collaborera également étroitement avec la Competition and Markets Authority (CMA) britannique qui même une enquête similaire.Un exemple (fictif): supposons que 2ememain.be, une composante d'eBay, insère sur Facebook une annonce ciblant les femmes de quarante ans qui sont fans de Doctor Who, ou les hommes de trente ans s'intéressant aux disques vinyle. Dans ce cas, Facebook sait d'une part ce que vise 2ememain, mais aussi combien de personnes cliquent sur cette annonce et donc quel est son degré d'efficacité. Si Facebook apprend ainsi que certains groupes-cibles sont très intéressés par les petites annonces, elle est tout à fait capable d'orienter Marketplace en conséquence sur base des données de la concurrence.La Commission insiste sur le fait que ce genre d'enquête ne signifie pas encore qu'il y a culpabilité. Mais ce n'est pas complètement impensable. En 2018 déjà, Buzzfeed avait démontré que Facebook avait appris des données fournies par son application VPN Onavo que l'appli de messagerie était particulièrement populaire, ce qui incita Facebook à la racheter pour 19 milliards de dollars.De plus, l'Europe examinera aussi si la façon dont Marketplace est imbriquée dans Facebook, ne constitue pas une forme de dépendance par laquelle elle tire un avantage vis-à-vis de la concurrence. Aujourd'hui, Marketplace occupe une position très proéminente et ce, tant au niveau de l'appli que sur le site web de Facebook. Tellement même qu'il faut faire attention de ne pas y aboutir par mégarde.