Facebook, la firme qui déclare n'avoir aucun problème avec les mensonges débités dans des annonces politiques, a découvert une série de publicités qu'elle ne souhaite pas montrer. L'entreprise de médias sociaux a envoyé un courrier d'exclusion à une startup israélienne capable, selon elle, de procéder à du lavage de cerveau humain.

Cette entreprise, The Spinner, affirme, moyennant le versement d'un petit montant, pouvoir 'influencer involontairement' certaines cibles en les bombardant de messages postés en ligne 'déguisés en contenu rédactionnel'. Facebook ne veut pas que ses plates-formes soient utilisées pour proposer ce genre de services et a donc fait appel à ses avocats.

Qu'est-ce que The Spinner?

The Spinner a, semble-t-il, des bureaux à Tel Aviv, à Londres et à Bangalore et est dirigée par un certain Elliot Shefler, à propos duquel on ne sait pas grand-chose. Le site de l'entreprise ressemble vraiment à une parodie. Cela a en effet tout d'un énorme canular, mais il n'empêche que Facebook semble croire que l'entreprise existe bel et bien. Et est officiellement 'trop sinistre' pour avoir sa place sur les médias sociaux.

La jeune pousse affirme publiquement vouloir aider à laver le cerveau de personnes. Elle propose entre autres des campagnes destinées à pousser si loin les amis ou membres de la famille qu'ils arrêtent de fumer ou de perdre du poids, car certains groupes de personnes ne sont manifestement pas encore suffisamment concernés par les annonces classiques consacrées à cette problématique. Ce qui s'avère encore nettement 'plus fun', ce sont les campagnes incitant l'être aimé à envisager une demande en mariage, des relations sexuelles plus fréquentes, une augmentation de la taille des seins, la prise de cannabis ou le renouement de contact avec un ou une ex. L'entreprise semble donc cibler les personnes qui préfèrent qu'une entreprise suspecte manipule l'être aimé, plutôt que de lui parler en personne.

Cela fonctionne-t-il?

Pour une somme de quelque trente euros, vous choisissez une campagne et une cible. The Spinner envoie ensuite un lien à votre ex par exemple (qui, pour des raisons peu claires, ne veut plus entendre parler de vous). Si la cible y clique, elle fait l'objet d'une installation d'un cookie d'identification (mouchard) qui autorise l'intégration de certaines annonces et articles dans les différents flux d'informations de l'appareil utilisé. Selon l'entreprise, la cible voit alors apparaître les publicités à 180 reprises sur une période de nonante jours.

C'est ce genre d'histoire qui fait froncer les sourcils de pas mal de personnes, même si un dénommé Rich Leigh a déjà testé le service. Il a ainsi acheté une campagne pour avoir davantage envie qu'on lui parle de sexe et il s'est défini lui-même comme la 'cible'. Dans un message posté sur son blog, il explique qu'il a en effet vu s'afficher cinq publicités ciblées, mais d'autres annonces encore l'incitant à moins rouler en moto (une autre campagne proposée par l'entreprise). Shefler a entre-temps déclaré à The Daily Beast que son entreprise propose un service légitime et possède quelque 35.000 clients.

Trop sinistre pour Facebook

Les avocats de Facebook ont à présent envoyé un courrier à Shefler pour lui demander de stopper ses campagnes sur Facebook et Instagram. "Tout semble indiquer que The Spinner exploite de faux comptes et Pages Facebook pour 'bombarder stratégiquement' d'annonces les utilisateurs", précisent les avocats. Cela va à l'encontre des règles d'utilisation du réseau social. Plusieurs comptes de la startup auraient déjà été supprimés.

L'ironie veut que ce que fait The Spinner, ne soit pas unique. Des publicités personnalisées sont créées pour tenter de manipuler les gens. La question est surtout de savoir ici jusqu'où peut aller une entreprise en la matière.

A la BBC, Shefler signale que son entreprise continuera de vendre ses campagnes en ligne et qu'elle ne se limitera pas à Facebook pour atteindre ses cibles. Et d'ajouter finement que The Spinner insère depuis plus d'un an déjà des annonces sur Facebook et que chacune d'elles a été normalement examinée et approuvée par le géant technologique.

Facebook, la firme qui déclare n'avoir aucun problème avec les mensonges débités dans des annonces politiques, a découvert une série de publicités qu'elle ne souhaite pas montrer. L'entreprise de médias sociaux a envoyé un courrier d'exclusion à une startup israélienne capable, selon elle, de procéder à du lavage de cerveau humain.Cette entreprise, The Spinner, affirme, moyennant le versement d'un petit montant, pouvoir 'influencer involontairement' certaines cibles en les bombardant de messages postés en ligne 'déguisés en contenu rédactionnel'. Facebook ne veut pas que ses plates-formes soient utilisées pour proposer ce genre de services et a donc fait appel à ses avocats. Qu'est-ce que The Spinner?The Spinner a, semble-t-il, des bureaux à Tel Aviv, à Londres et à Bangalore et est dirigée par un certain Elliot Shefler, à propos duquel on ne sait pas grand-chose. Le site de l'entreprise ressemble vraiment à une parodie. Cela a en effet tout d'un énorme canular, mais il n'empêche que Facebook semble croire que l'entreprise existe bel et bien. Et est officiellement 'trop sinistre' pour avoir sa place sur les médias sociaux.La jeune pousse affirme publiquement vouloir aider à laver le cerveau de personnes. Elle propose entre autres des campagnes destinées à pousser si loin les amis ou membres de la famille qu'ils arrêtent de fumer ou de perdre du poids, car certains groupes de personnes ne sont manifestement pas encore suffisamment concernés par les annonces classiques consacrées à cette problématique. Ce qui s'avère encore nettement 'plus fun', ce sont les campagnes incitant l'être aimé à envisager une demande en mariage, des relations sexuelles plus fréquentes, une augmentation de la taille des seins, la prise de cannabis ou le renouement de contact avec un ou une ex. L'entreprise semble donc cibler les personnes qui préfèrent qu'une entreprise suspecte manipule l'être aimé, plutôt que de lui parler en personne. Cela fonctionne-t-il?Pour une somme de quelque trente euros, vous choisissez une campagne et une cible. The Spinner envoie ensuite un lien à votre ex par exemple (qui, pour des raisons peu claires, ne veut plus entendre parler de vous). Si la cible y clique, elle fait l'objet d'une installation d'un cookie d'identification (mouchard) qui autorise l'intégration de certaines annonces et articles dans les différents flux d'informations de l'appareil utilisé. Selon l'entreprise, la cible voit alors apparaître les publicités à 180 reprises sur une période de nonante jours.C'est ce genre d'histoire qui fait froncer les sourcils de pas mal de personnes, même si un dénommé Rich Leigh a déjà testé le service. Il a ainsi acheté une campagne pour avoir davantage envie qu'on lui parle de sexe et il s'est défini lui-même comme la 'cible'. Dans un message posté sur son blog, il explique qu'il a en effet vu s'afficher cinq publicités ciblées, mais d'autres annonces encore l'incitant à moins rouler en moto (une autre campagne proposée par l'entreprise). Shefler a entre-temps déclaré à The Daily Beast que son entreprise propose un service légitime et possède quelque 35.000 clients.Trop sinistre pour FacebookLes avocats de Facebook ont à présent envoyé un courrier à Shefler pour lui demander de stopper ses campagnes sur Facebook et Instagram. "Tout semble indiquer que The Spinner exploite de faux comptes et Pages Facebook pour 'bombarder stratégiquement' d'annonces les utilisateurs", précisent les avocats. Cela va à l'encontre des règles d'utilisation du réseau social. Plusieurs comptes de la startup auraient déjà été supprimés. L'ironie veut que ce que fait The Spinner, ne soit pas unique. Des publicités personnalisées sont créées pour tenter de manipuler les gens. La question est surtout de savoir ici jusqu'où peut aller une entreprise en la matière. A la BBC, Shefler signale que son entreprise continuera de vendre ses campagnes en ligne et qu'elle ne se limitera pas à Facebook pour atteindre ses cibles. Et d'ajouter finement que The Spinner insère depuis plus d'un an déjà des annonces sur Facebook et que chacune d'elles a été normalement examinée et approuvée par le géant technologique.