Au Benelux, Tobania et Sopra Steria occupent conjointement quelque 1.000 personnes, dont 650 chez la première citée. Mais au niveau mondial, Sopra Steria compte 47.000 collaborateurs dans quasiment 30 pays. En 2021, le groupe a généré un chiffre d'affaires de 4,7 milliards d'euros. De son côté, Tobania a l'an dernier enregistré un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros et cible les 110 millions cette année.

Co-CEO

Sopra Steria reprend toutes les actions de Tobania, mais le CEO de cette dernière, Lode Peeters, devient co-CEO de la nouvelle entité belge, conjointement avec Michel Lorgeré, l'actuel CEO de Sopra Steria Benelux. Les négociations de rachat avaient démarré il y a trois mois, mais ne représentaient pas une nécessité, selon Tobania, qui enregistre pour la troisième année consécutive une croissance de 10% et un solide ebitda à la clé. Etienne Schreurs - le fondateur de Saga qui possédait encore et toujours la moitié des actions d'Assua NV, le holding chapeautant Tobania - envisageait cependant déjà de s'en désengager progressivement.

Par souci de clarté, la transaction doit encore être approuvée par les autorités de la concurrence, mais les deux parties estiment que cela peut aller vite: au premier trimestre de 2023, selon Sopra Steria dans un communiqué de presse. En rachetant Tobania, Sopra Steria entend renforcer sa position sur le marché belge. Cela s'avère d'autant plus intéressant pour le groupe qu'il y a chez nous l'importante présence des institutions européennes, du secteur public et de quelques clients en vue dans les services financiers par exemple.

L'appellation Tobania va disparaître

A brève échéance, rien ne changera pour les clients des deux firmes, mais à plus long terme, l'appellation Tobania disparaîtra: elle était pourtant devenue une marque de renom depuis sa création en 2014. Cette appellation avait vu le jour, après que Saga Consulting (fondée en 1990 par Etienne Schreurs) ait été rachetée par Tobius (fondée en 2006 par Lode Peeters).

Tant Sopra Steria que Tobania insistent sur leur complémentarité à différents niveaux. Sopra Steria se distingue en cybersécurité et SAP, et Tobania plutôt en données, tests automatiques et services de support. Sopra Steria et son CEO francophone sont bien connus dans le sud du pays, alors que Tobania et son CEO néerlandophone le sont tout autant en Flandre. En Belgique, Sopra Steria se distingue surtout dans le secteur public, alors que Tobania cible plutôt le secteur privé. Conclusion: un acteur IT 100% belge est de nouveau absorbé par un groupe étranger.

Au Benelux, Tobania et Sopra Steria occupent conjointement quelque 1.000 personnes, dont 650 chez la première citée. Mais au niveau mondial, Sopra Steria compte 47.000 collaborateurs dans quasiment 30 pays. En 2021, le groupe a généré un chiffre d'affaires de 4,7 milliards d'euros. De son côté, Tobania a l'an dernier enregistré un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros et cible les 110 millions cette année.Sopra Steria reprend toutes les actions de Tobania, mais le CEO de cette dernière, Lode Peeters, devient co-CEO de la nouvelle entité belge, conjointement avec Michel Lorgeré, l'actuel CEO de Sopra Steria Benelux. Les négociations de rachat avaient démarré il y a trois mois, mais ne représentaient pas une nécessité, selon Tobania, qui enregistre pour la troisième année consécutive une croissance de 10% et un solide ebitda à la clé. Etienne Schreurs - le fondateur de Saga qui possédait encore et toujours la moitié des actions d'Assua NV, le holding chapeautant Tobania - envisageait cependant déjà de s'en désengager progressivement. Par souci de clarté, la transaction doit encore être approuvée par les autorités de la concurrence, mais les deux parties estiment que cela peut aller vite: au premier trimestre de 2023, selon Sopra Steria dans un communiqué de presse. En rachetant Tobania, Sopra Steria entend renforcer sa position sur le marché belge. Cela s'avère d'autant plus intéressant pour le groupe qu'il y a chez nous l'importante présence des institutions européennes, du secteur public et de quelques clients en vue dans les services financiers par exemple.A brève échéance, rien ne changera pour les clients des deux firmes, mais à plus long terme, l'appellation Tobania disparaîtra: elle était pourtant devenue une marque de renom depuis sa création en 2014. Cette appellation avait vu le jour, après que Saga Consulting (fondée en 1990 par Etienne Schreurs) ait été rachetée par Tobius (fondée en 2006 par Lode Peeters). Tant Sopra Steria que Tobania insistent sur leur complémentarité à différents niveaux. Sopra Steria se distingue en cybersécurité et SAP, et Tobania plutôt en données, tests automatiques et services de support. Sopra Steria et son CEO francophone sont bien connus dans le sud du pays, alors que Tobania et son CEO néerlandophone le sont tout autant en Flandre. En Belgique, Sopra Steria se distingue surtout dans le secteur public, alors que Tobania cible plutôt le secteur privé. Conclusion: un acteur IT 100% belge est de nouveau absorbé par un groupe étranger.