La société d'investissement flamand PMV et SmartFin Capital, le fonds de Private Equity européen fondé par l'entrepreneur Jurgen Ingels qui investit dans des entreprises technologiques européennes, annoncent la revente de l'entreprise Newtec figurant dans leur portefeuille à ST Engineering. ST Engineering de Singapour versera 250 millions d'euros cash pour acquérir la firme belge, soit quelque 383 millions de dollars.

"Newtec a toujours été un précurseur dans la conception et la production de technologies de communication par satellites", déclare Jurgen Ingels, managing director de Smartfin Capital et membre du conseil d'administration de Newtec. "Cette combinaison représentera pour les deux entreprises un véritable levier dans le développement de nouveaux produits et services destinés aux clients dans le monde entier. L'accord est aussi une confirmation du potentiel novateur belge et du haut niveau de formation de nos employés", peut-on lire dans le communiqué de presse.

Roald Borré, en charge des Equity Investments chez PMV et président du conseil d'administration de Newtec, insiste dans le communiqué sur le fait que ST Engineering continuera d'investir dans Newtec en Belgique, qui deviendra le centre européen de l'industrie de la communication par satellites. Tant Borré qu'Ingels considèrent leur investissement commun depuis début 2017 comme un exemple de collaboration réussie entre des sociétés d'investissement publique et privée.

Newtec a son siège à Sint-Niklaas et dispose d'installations de production à Erpe-Mere. Mais elle possède aussi des centres R&D en Allemagne (Berlin) et en France (Brest), ainsi que des bureaux internationaux aux Etats-Unis, à Singapour, en Chine (Pékin), à Dubaï et au Brésil (Sao Paulo). De son côté, ST Engineering est un groupe d'ingénierie spécialisé dans l'aviation, l'électronique, les systèmes continentaux et le secteur de la marine, avec un marché de quelque 7,5 milliards d'euros. L'entreprise est déjà propriétaire d'un des principaux rivaux américains de Newtec, à savoir iDirect. Cela signifie qu'une approbation des autorités en charge de la concurrence sera encore nécessaire pour avaliser la transaction. Or ce processus peut prendre de 3 à 6 mois, avant que l'accord puisse être entériné.