La collecte de données s'inscrit dans ce que l'armée américaine appelle 'l'anti-terrorisme'. Voilà ce qui ressort d'une enquête effectuée par le site technologique Motherboard. Selon ce site, l'armée acquiert ses données de localisation notamment via 'Locate X', le produit d'une entreprise appelée Babel Street. Le département anti-terrorisme de l'armée achète ces données en vue de les utiliser pour des opérations des forces spéciales dans le monde entier. En outre, il existe aussi un flux de données appelé X-Mode, qui puise les données de localisation directement d'applis existantes.

Parmi les applis, dont des données sont vendues, on trouve Muslim Pro, une appli de prières pour musulmans, téléchargée à plus de 98 millions de reprises dans le monde, mais aussi une appli Craigslist, une appli de rencontres appelée Muslim Mingle, une appli météo spécialisée dans les tempêtes, ainsi qu'un niveau numérique.

L'idée que par le biais d'une appli de prières ou d'une appli d'installation d'étagères par exemple, on puisse devenir la cible de, disons, des attaques de drones, est pour le moins inquiétante. L'armée américaine a dans le passé déjà utilisé toute une série de données de localisation pour lancer de telles attaques au Pakistan, en Afghanistan et en Irak. Et le fait que pas mal d'applis dans ces flux de données ciblent des musulmans, a de quoi faire réfléchir.

Confidentialité

Même si les Etats-Unis possèdent une réglementation sommaire en matière de confidentialité, à laquelle les services de sécurité doivent se tenir, elle ne s'applique qu'aux citoyens américains. "Notre accès aux logiciels est utilisé pour soutenir nos Special Operations Forces dans leurs missions internationales", déclare un porte-parole de l'armée à Motherboard. "Nous respectons strictement les procédures existantes et les principes qui protègent la confidentialité, les droits de l'homme et les droits tant constitutionnels que juridiques des citoyens américains."

Les scandales du passé, dont les révélations d'Edward Snowden en 2013 sont peut-être encore les plus fraîches dans les mémoires, indiquent que divers services de l'armée américaine collectent de très nombreuses données sur le plan mondial, sans devoir en assumer la responsabilité. Ce rapport expose cependant pour la première fois que toute l'industrie des données, qui passe souvent pour être un outil de marketing, est également exploitée à des fins militaires.

La collecte de données s'inscrit dans ce que l'armée américaine appelle 'l'anti-terrorisme'. Voilà ce qui ressort d'une enquête effectuée par le site technologique Motherboard. Selon ce site, l'armée acquiert ses données de localisation notamment via 'Locate X', le produit d'une entreprise appelée Babel Street. Le département anti-terrorisme de l'armée achète ces données en vue de les utiliser pour des opérations des forces spéciales dans le monde entier. En outre, il existe aussi un flux de données appelé X-Mode, qui puise les données de localisation directement d'applis existantes.Parmi les applis, dont des données sont vendues, on trouve Muslim Pro, une appli de prières pour musulmans, téléchargée à plus de 98 millions de reprises dans le monde, mais aussi une appli Craigslist, une appli de rencontres appelée Muslim Mingle, une appli météo spécialisée dans les tempêtes, ainsi qu'un niveau numérique.L'idée que par le biais d'une appli de prières ou d'une appli d'installation d'étagères par exemple, on puisse devenir la cible de, disons, des attaques de drones, est pour le moins inquiétante. L'armée américaine a dans le passé déjà utilisé toute une série de données de localisation pour lancer de telles attaques au Pakistan, en Afghanistan et en Irak. Et le fait que pas mal d'applis dans ces flux de données ciblent des musulmans, a de quoi faire réfléchir.Confidentialité Même si les Etats-Unis possèdent une réglementation sommaire en matière de confidentialité, à laquelle les services de sécurité doivent se tenir, elle ne s'applique qu'aux citoyens américains. "Notre accès aux logiciels est utilisé pour soutenir nos Special Operations Forces dans leurs missions internationales", déclare un porte-parole de l'armée à Motherboard. "Nous respectons strictement les procédures existantes et les principes qui protègent la confidentialité, les droits de l'homme et les droits tant constitutionnels que juridiques des citoyens américains."Les scandales du passé, dont les révélations d'Edward Snowden en 2013 sont peut-être encore les plus fraîches dans les mémoires, indiquent que divers services de l'armée américaine collectent de très nombreuses données sur le plan mondial, sans devoir en assumer la responsabilité. Ce rapport expose cependant pour la première fois que toute l'industrie des données, qui passe souvent pour être un outil de marketing, est également exploitée à des fins militaires.