L'appli appelée Onavo Protect est un VPN (Virtual Private Network) de Facebook, que l'entreprise possède depuis 2013, lorsqu'elle racheta la startup israélienne Onavo. L'été dernier, Apple prit la décision d'exclure l'appli de son App Store, parce qu'elle cartographiait aussi ce que faisaient les utilisateurs, lorsqu'ils ne surfaient pas sur Facebook.

Une commission parlementaire britannique a à présent examiné de manière approfondie cette affaire et confirme, selon la BBC, que Facebook enfreint avec cette appli les lois en matière de données, de respect de la vie privée et de la concurrence. Onavo Protect avait été présentée comme une couche sécuritaire supplémentaire, mais collectait notamment la fréquence de téléchargement et d'utilisation d'applis.

Onavo Protect donnait ainsi à Facebook des informations détaillées sur les nouvelles tendances en vogue chez les utilisateurs, comme par exemple quelles applis ces derniers utilisaient davantage et plus longtemps. Il en résulta que l'entreprise parvint à copier inopinément plusieurs fonctions bien connues de Snapchat sur Instagram.

Pas d'accès pour Vine

La commission, qui a également examiné des courriels internes de Facebook, a en outre observé comment Facebook a tenté dès le début de mettre des bâtons dans les roues du service vidéo Vine de Twitter. Zuckerberg savait que Vine intégrerait la fonction d'ajouter des amis de Facebook au service. Il décida donc de supprimer l'accès API de Vine, afin que cela soit rendu impossible.

Mais un ample accès pour les grands annonceurs

Autre observation étonnante: Facebook a depuis novembre 2013 donné un accès spécial à plus de cinq mille applis. Cela signifie qu'elles ont eu un accès spécifique aux données des utilisateurs et à celles de leurs amis. Lyft, Airbnb et Netflix notamment bénéficièrent de ce type d'accès.

Selon la commission, il y a un courriel interne qui établit le lien entre la dépense de plus de 250.000 dollars en publicités chez Facebook et l'attribution de cet accès spécifique.