Si vous voulez présenter un CST, vous le faites via l'appli CovidSafe. Et si vous souhaitez scanner le QR-code, vous recourez à l'appli CovidScan. Ces deux applis peuvent être téléchargées librement dans Google Play ou dans l'App Store.

Pour l'horeca ou les événements, il y a le mode 'evenement (Covid Safe Ticket)'. Lors du scannage, on n'obtient que le nom de la personne scannée, ainsi qu'un écran vert, si cette personne est vaccinée ou a été récemment positive au corona.

Mais si vous optez dans l'appli CovidScan pour 'voyageur entrant en Belgique', vous pouvez faire apparaître via le même scan tant le nom, la date de naissance, la date de la seconde dose et le type de vaccin reçu. C'est là nettement plus de données personnelles que ce qui est nécessaire pour, en cas de doute, contrôler l'identité de quelqu'un.

Mieux vaut consulter l'écran

Chez Digitaal Vlaanderen, qui a pris en charge le développement des applis, on est au courant de la situation, mais on n'y voit pas directement un problème. 'Le mode des voyageurs entrants n'est destiné qu'aux services de police et de douane', explique le chef de projet Gert De Gelder à Data News.

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© PVL

Mais même si ce n'est pas permis, c'est néanmoins très facile à faire. Le conseil est donc de consulter de préférence l'écran du scanner. 'En cas de scannage, on peut demander d'afficher le résultat', précise De Gelder. Si seul le rond vert avec la coche apparaît, il s'agit alors du mode événements. Dans le mode réservé à la police et à la douane, on voit apparaître une série de cercles verts et rouges pour indiquer si vous pouvez rentrer d'une zone verte, orange ou rouge et/ou si vous pouvez revenir de pays à très haut risque ou d'un pays tiers.

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Si on clique plus avant sur 'visionner certificat', on peut aussi voir apparaître la dose que quelqu'un a reçue et à quelle date.

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Logo .BE

Depuis très peu de temps, l'appli de scannage a été actualisée, ce qui affiche un logo .BE bien visible lors de l'opération de scan. Cela a pour but de la différencier des versions contrefaites de l'appli. 'Les imitations sont interdites, mais surtout, le scannage à d'autres fins est un fait punissable', ajoute De Gelder.

Il explique en outre qu'il serait nettement plus complexe de voir apparaître une appli séparée pour la police et la douane. Des applis comparables en Italie et en France consistent pourtant en une seule et même version tant pour l'horeca et les événements que pour les services d'ordre, selon lui.

Des restrictions ont cependant été définies pour éviter que les données des certificats scannés soient conservées. Il n'est ainsi pas possible de réaliser des captures d'écran de l'appli. Mais découvrir le type de vaccin, la date de vaccination et la date de naissance de quelqu'un est donc un jeu d'enfant, à moins qu'en tant que visiteur, vous contrôliez vous-même si le scanner en question utilise le mode correct de l'appli.

Update 17 heures:

De la part du gouvernement, il nous revient que le développement de l'appli va de pair avec la recherche d'un juste milieu. Il est ainsi trop compliqué de donner par exemple une authentification séparée à tout un chacun à la police ou à la douane et que l'incorporation rendrait l'appli nettement plus complexe (et donc plus longue à mettre au point).

Mais la réglementation joue aussi un rôle. C'est ainsi que conformément à la réglementation européenne, il devrait être aussi possible pour la police et la douane de visionner votre type de vaccin. Cela est surtout dû au fait que tous les pays (européens) n'appliquent pas les mêmes règles. Certains autorisent les voyageurs dès le premier coup (avec un vaccin à deux doses).

A cela vient s'ajouter le fait que si l'Europe considère de la même façon les certificats de certains pays hors UE, elle n'autorise pas pour autant tous les vaccins. C'est ainsi par exemple que le Spoutnik (le vaccin développé par la Russie, mais utilisé aussi dans d'autres pays) n'est pas accepté. Voilà pourquoi un organe de contrôle doit dans certains cas pouvoir vérifier quel vaccin un voyageur entrant a reçu et à quel date.

Ce qui est vrai, c'est que les pouvoirs publics examinent s'il est possible pour la personne scannée de savoir plus facilement si on a utilisé de manière illégale le mode de scannage de la douane et de la police. Par exemple en plaçant une autre couleur ou une mention sur l'écran de scannage. En attendant, la FAQ de l'appli est déjà complétée par des exemples d'écrans que vous verrez apparaître (et d'autres pas), comme susmentionné dans l'article.

Si vous voulez présenter un CST, vous le faites via l'appli CovidSafe. Et si vous souhaitez scanner le QR-code, vous recourez à l'appli CovidScan. Ces deux applis peuvent être téléchargées librement dans Google Play ou dans l'App Store.Pour l'horeca ou les événements, il y a le mode 'evenement (Covid Safe Ticket)'. Lors du scannage, on n'obtient que le nom de la personne scannée, ainsi qu'un écran vert, si cette personne est vaccinée ou a été récemment positive au corona.Mais si vous optez dans l'appli CovidScan pour 'voyageur entrant en Belgique', vous pouvez faire apparaître via le même scan tant le nom, la date de naissance, la date de la seconde dose et le type de vaccin reçu. C'est là nettement plus de données personnelles que ce qui est nécessaire pour, en cas de doute, contrôler l'identité de quelqu'un.Chez Digitaal Vlaanderen, qui a pris en charge le développement des applis, on est au courant de la situation, mais on n'y voit pas directement un problème. 'Le mode des voyageurs entrants n'est destiné qu'aux services de police et de douane', explique le chef de projet Gert De Gelder à Data News.Mais même si ce n'est pas permis, c'est néanmoins très facile à faire. Le conseil est donc de consulter de préférence l'écran du scanner. 'En cas de scannage, on peut demander d'afficher le résultat', précise De Gelder. Si seul le rond vert avec la coche apparaît, il s'agit alors du mode événements. Dans le mode réservé à la police et à la douane, on voit apparaître une série de cercles verts et rouges pour indiquer si vous pouvez rentrer d'une zone verte, orange ou rouge et/ou si vous pouvez revenir de pays à très haut risque ou d'un pays tiers.Si on clique plus avant sur 'visionner certificat', on peut aussi voir apparaître la dose que quelqu'un a reçue et à quelle date.Depuis très peu de temps, l'appli de scannage a été actualisée, ce qui affiche un logo .BE bien visible lors de l'opération de scan. Cela a pour but de la différencier des versions contrefaites de l'appli. 'Les imitations sont interdites, mais surtout, le scannage à d'autres fins est un fait punissable', ajoute De Gelder.Il explique en outre qu'il serait nettement plus complexe de voir apparaître une appli séparée pour la police et la douane. Des applis comparables en Italie et en France consistent pourtant en une seule et même version tant pour l'horeca et les événements que pour les services d'ordre, selon lui.Des restrictions ont cependant été définies pour éviter que les données des certificats scannés soient conservées. Il n'est ainsi pas possible de réaliser des captures d'écran de l'appli. Mais découvrir le type de vaccin, la date de vaccination et la date de naissance de quelqu'un est donc un jeu d'enfant, à moins qu'en tant que visiteur, vous contrôliez vous-même si le scanner en question utilise le mode correct de l'appli.Update 17 heures:De la part du gouvernement, il nous revient que le développement de l'appli va de pair avec la recherche d'un juste milieu. Il est ainsi trop compliqué de donner par exemple une authentification séparée à tout un chacun à la police ou à la douane et que l'incorporation rendrait l'appli nettement plus complexe (et donc plus longue à mettre au point).Mais la réglementation joue aussi un rôle. C'est ainsi que conformément à la réglementation européenne, il devrait être aussi possible pour la police et la douane de visionner votre type de vaccin. Cela est surtout dû au fait que tous les pays (européens) n'appliquent pas les mêmes règles. Certains autorisent les voyageurs dès le premier coup (avec un vaccin à deux doses).A cela vient s'ajouter le fait que si l'Europe considère de la même façon les certificats de certains pays hors UE, elle n'autorise pas pour autant tous les vaccins. C'est ainsi par exemple que le Spoutnik (le vaccin développé par la Russie, mais utilisé aussi dans d'autres pays) n'est pas accepté. Voilà pourquoi un organe de contrôle doit dans certains cas pouvoir vérifier quel vaccin un voyageur entrant a reçu et à quel date.Ce qui est vrai, c'est que les pouvoirs publics examinent s'il est possible pour la personne scannée de savoir plus facilement si on a utilisé de manière illégale le mode de scannage de la douane et de la police. Par exemple en plaçant une autre couleur ou une mention sur l'écran de scannage. En attendant, la FAQ de l'appli est déjà complétée par des exemples d'écrans que vous verrez apparaître (et d'autres pas), comme susmentionné dans l'article.