Quiconque souhaite tenir quelque peu à l'oeil ses dépenses et savoir où passe son argent, est bien entendu à l'aise avec une appli budgétaire comme Cake, voire d'autres encore. Jona Hallfman, qui n'a jamais que 21 ans, voit cependant plus loin. Fasciné par la chaîne de blocs depuis qu'il a quinze ans, il voulait faire son entrée dans le secteur 'fintech'. Or aujourd'hui, il dispose enfin, après quelques tentatives, d'un produit pour lequel il semble y avoir un marché. Halff ne veut en effet pas lancer la énième appli budgétaire. Son ambition est d'aider à long terme à mener à bien les tâches financières.

"Nous associons donc l'appli non seulement à tous vos comptes courants possibles, mais aussi à votre épargne pension et comptes d'investissement", déclare le jeune entrepreneur. "Sur cette base, nous allons aussi vous prodiguer des conseils sous la forme de mini-panneaux apparaissant à l'écran et vous signalant que vous pourriez par exemple bénéficier d'une bourse d'études pour vos enfants, si vous gagniez seulement 300 euros de moins annuellement. Ou qu'il serait peut-être temps d'envisager un changement de fournisseur énergétique. En agissant ainsi, nous voulons mettre à disposition de tout un chacun des avis financiers, qui normalement sont loin d'être gratuits."

Pour y parvenir, Halff compte évidemment sur un tas de données de l'utilisateur, et c'est là que repose le modèle commercial de la start-up. "Nous demandons par conséquent le paiement d'un abonnement d'un montant de deux euros par mois, soit moins que le prix d'un café. De cette manière, l'utilisateur est certain que nous n'allons pas colporter ses données pour nous assurer des rentrées. Nous sommes par ailleurs tenus de répondre à toutes les exigences en matière de respect de la vie privée qu'impose la Banque Nationale aux institutions financières. Nous espérons obtenir l'agrément ce mois-ci et démarrer nos activités commerciales en février."

Pour dénicher des utilisateurs, Halff entend miser sur du contenu en ligne, mais aussi sur des annonces sur les médias sociaux. "Nous voulons travailler avec des influenceurs sur Instagram, qui pourront faire connaître notre existence à leurs suiveurs. En outre, une plate-forme comme Adshot nous semble idéale pour atteindre du public. Car notre objectif est bien de croître rapidement. Si nous recevons notre licence, nous pourrons en effet aisément aussi nous tourner vers l'étranger grâce à Open Banking pour y trouver des clients."

Halffman a démarré son entreprise 'fintech' avec les 13.000 euros qu'il avait épargnés, plus 5.000 euros supplémentaires obtenus auprès de membres de la famille et d'amis, après quoi il trouva des associés qui firent leur entrée dans l'entreprise. Quelques étudiants de la KU Leuven l'aidèrent à développer l'appli. "A présent, nous sommes en train de terminer une phase de pré-amorçage, au cours de laquelle nous espérons recueillir 80.000 euros auprès de business angels. Nous pourrons ainsi nous lancer vraiment. D'ici quelques mois, nous espérons être parés pour une phase d'amorçage qui devrait nous rapporter un demi-million d'euros. Nous envisageons également un financement de VLAIO pour la recherche."

Halff

Siège social: Rumst

Nombre d'associés: 3

A la recherche de capital supplémentaire?: Oui, une phase de pré-amorçage se termine, et une phase d'amorçage est prévue pour le printemps.

Site web:www.halffapp.be

Quiconque souhaite tenir quelque peu à l'oeil ses dépenses et savoir où passe son argent, est bien entendu à l'aise avec une appli budgétaire comme Cake, voire d'autres encore. Jona Hallfman, qui n'a jamais que 21 ans, voit cependant plus loin. Fasciné par la chaîne de blocs depuis qu'il a quinze ans, il voulait faire son entrée dans le secteur 'fintech'. Or aujourd'hui, il dispose enfin, après quelques tentatives, d'un produit pour lequel il semble y avoir un marché. Halff ne veut en effet pas lancer la énième appli budgétaire. Son ambition est d'aider à long terme à mener à bien les tâches financières."Nous associons donc l'appli non seulement à tous vos comptes courants possibles, mais aussi à votre épargne pension et comptes d'investissement", déclare le jeune entrepreneur. "Sur cette base, nous allons aussi vous prodiguer des conseils sous la forme de mini-panneaux apparaissant à l'écran et vous signalant que vous pourriez par exemple bénéficier d'une bourse d'études pour vos enfants, si vous gagniez seulement 300 euros de moins annuellement. Ou qu'il serait peut-être temps d'envisager un changement de fournisseur énergétique. En agissant ainsi, nous voulons mettre à disposition de tout un chacun des avis financiers, qui normalement sont loin d'être gratuits."Pour y parvenir, Halff compte évidemment sur un tas de données de l'utilisateur, et c'est là que repose le modèle commercial de la start-up. "Nous demandons par conséquent le paiement d'un abonnement d'un montant de deux euros par mois, soit moins que le prix d'un café. De cette manière, l'utilisateur est certain que nous n'allons pas colporter ses données pour nous assurer des rentrées. Nous sommes par ailleurs tenus de répondre à toutes les exigences en matière de respect de la vie privée qu'impose la Banque Nationale aux institutions financières. Nous espérons obtenir l'agrément ce mois-ci et démarrer nos activités commerciales en février."Pour dénicher des utilisateurs, Halff entend miser sur du contenu en ligne, mais aussi sur des annonces sur les médias sociaux. "Nous voulons travailler avec des influenceurs sur Instagram, qui pourront faire connaître notre existence à leurs suiveurs. En outre, une plate-forme comme Adshot nous semble idéale pour atteindre du public. Car notre objectif est bien de croître rapidement. Si nous recevons notre licence, nous pourrons en effet aisément aussi nous tourner vers l'étranger grâce à Open Banking pour y trouver des clients."Halffman a démarré son entreprise 'fintech' avec les 13.000 euros qu'il avait épargnés, plus 5.000 euros supplémentaires obtenus auprès de membres de la famille et d'amis, après quoi il trouva des associés qui firent leur entrée dans l'entreprise. Quelques étudiants de la KU Leuven l'aidèrent à développer l'appli. "A présent, nous sommes en train de terminer une phase de pré-amorçage, au cours de laquelle nous espérons recueillir 80.000 euros auprès de business angels. Nous pourrons ainsi nous lancer vraiment. D'ici quelques mois, nous espérons être parés pour une phase d'amorçage qui devrait nous rapporter un demi-million d'euros. Nous envisageons également un financement de VLAIO pour la recherche."