Infineon versera 23,85 dollars par action, un montant qui, selon l'agence de presse Reuters, est jusqu'à 46 pour cent supérieur au dernier cours boursier.

Infineon fabrique des puces, notamment pour la gestion du courant dans les voitures, dans les smartphones et dans les éoliennes. L'entreprise, qui vit le jour en 1999 en tant que spin-off (émanation) de Siemens, avait défrayé la chronique, il y a quelques années encore, à cause d'accords de prix en matière de puces et de cartes SIM. En 2004-2005, elle avait déjà été condamnée pour des pratiques tarifaires douteuses dans le domaine des DRAM.

Cypress fabrique également des puces et s'est spécialisée en mémoire flash NOR, en F-RAM et en SRAM. En 2016, elle avait repris la division IoT de Broadcom.

L'agence Reuters fait observer que le rachat a duré quelque cinq semaines. Infineon s'attend à débourser jusqu'en 2022 quelque 180 millions d'euros en coûts synergétiques. A long terme, elle table sur le fait que cette synergie générera un surplus de chiffre d'affaires de quelque 1,5 milliard d'euros.