Les autorités allemandes en charge de la concurrence veulent examiner la façon dont Facebook collecte des données en dehors de son site et de son appli. Il est question ici des boutons 'like' et 'share' sur des sites externes, mais aussi de données qui sont collectées via Whatsapp et Instagram, deux applis appartenant à Facebook.

Un élément particulièrement sensible ici, c'est le traçage (suivi) de personnes qui ne sont pas membres de Facebook et qui ne lui ont donc à coup sûr pas donné d'autorisation pour ce faire.

Cette affaire ressemble fortement au procès que Facebook a perdu au début de cette année en Belgique. Chez nous, c'était la Commission vie privée (qui s'appelle aujourd'hui l'Autorité de protection des données), qui s'était plainte que Facebook suivait aussi les non-membres et en collectait des données. Facebook a fait appel de ce jugement.

Selon l'agence de presse Reuters, le Bundeskartellamt n'envisagerait pas d'infliger une méga-amende, comme c'est parfois le cas au niveau européen. Il souhaite surtout que Facebook elle-même modère sa soif de données. Si tel n'est pas le cas, il imposera des mesures pour l'étancher.