Les réseaux câblés de Telenet, Voo et Brutélé sont depuis quelque temps déjà ouverts aux acteurs télécoms qui en sont dépourvus. Mais la CRC, la Conférence des Régulateurs pour le secteur des Communications électroniques, fixe à présent de nouveaux tarifs de gros. Ceux-ci ne manqueront pas d'impacter en grande partie ce que des acteurs tels Orange, qui propose la TV et l'internet fixe via le réseau câblé de Telenet, offrent et à quel prix.

Meilleur marché certes, mais pas autant qu'attendu

En général, les opérateurs alternatifs devront verser moins que précédemment. Cela revient à dire qu'un acteur comme Orange devra payer un prix de gros inférieur pour l'accès internet et TV qu'il répercutera sur ses clients. Mais il convient de noter - et ce n'est pas anodin - que dans une première version du projet de décret, les tarifs étaient encore plus bas. Suite au feedback de toutes les parties concernées, ils ont de nouveau augmenté.

Il en résulte qu'Orange n'est pas vraiment enthousiaste. L'opérateur regrette que les remarques formulées en la matière par la Commission européenne ne se sont pas traduites par davantage d'ajustements dans les tarifs. C'est surtout pour les vitesses internet très élevées que les tarifs de gros sont restés trop chers, selon l'opérateur. Le fait que les tarifs de gros augmentent chaque année, afin de couvrir les coûts en hausse, se traduira, selon Orange, par des prix plus élevés chez le client final.

Chez Telenet, on déclare que la version finale doit encore être étudiée, mais on se dit satisfait des derniers ajustements. En même temps, l'opérateur, en tant que propriétaire d'un réseau câblé, insiste sur le fait qu'il est important qu'il puisse continuer d'investir. Autrement dit, si Telenet doit louer son réseau câblé à un concurrent, la compensation devra être suffisamment élevée, sinon sa motivation à continuer d'investir diminuera.

Offre plus diversifiée

Par rapport à la version précédente du décret, il y deux grands changements. Primo, les tarifs sont nettement plus diversifiés. Les tarifs de gros varient en fonction de la vitesse choisie par le client final, avec ou sans la TV. Cela signifie qu'un fournisseur alternatif pourra proposer plus aisément tant des abonnements internet plus lents à un prix abordable que des abonnements très rapides à un prix supérieur. Il en résulte que la compensation que Telenet, Voo ou Brutélé recevront, sera aussi de 2,5 à 5 pour cent supérieure pour les vitesses au-delà de 200 Mbps (ou 400 Mbps à partir de 2022).

Secundo, les portions du réseau qui sont amorties, mais toujours utilisées, seront prises en compte dans la détermination de la valeur du réseau. Il en résulte que ce dernier gagnera en valeur (et s'avérera plus coûteux à utiliser).

Point étonnant: les tarifs seront valables jusqu'en 2023, mais Orange invite à les revoir dès la fin de 2021, si les prix au détail devaient croître trop. De son côté, Telenet indique avoir fortement investi les années précédentes dans l'ouverture du câble et avoir dû revoir ses processus à chaque changement. L'opérateur demande par conséquent de pouvoir disposer d'une aussi grande stabilité que possible dans cette situation difficile, où les firmes télécoms sont à la fois des clients/fournisseurs de gros et des concurrents mutuels.

Les tarifs entreront en vigueur le 1er juillet et s'appliqueront jusqu'en 2023. Il est donc possible que certains opérateurs télécoms proposent de nouveaux abonnements reposant sur ces tarifs de gros.

Les réseaux câblés de Telenet, Voo et Brutélé sont depuis quelque temps déjà ouverts aux acteurs télécoms qui en sont dépourvus. Mais la CRC, la Conférence des Régulateurs pour le secteur des Communications électroniques, fixe à présent de nouveaux tarifs de gros. Ceux-ci ne manqueront pas d'impacter en grande partie ce que des acteurs tels Orange, qui propose la TV et l'internet fixe via le réseau câblé de Telenet, offrent et à quel prix.Meilleur marché certes, mais pas autant qu'attenduEn général, les opérateurs alternatifs devront verser moins que précédemment. Cela revient à dire qu'un acteur comme Orange devra payer un prix de gros inférieur pour l'accès internet et TV qu'il répercutera sur ses clients. Mais il convient de noter - et ce n'est pas anodin - que dans une première version du projet de décret, les tarifs étaient encore plus bas. Suite au feedback de toutes les parties concernées, ils ont de nouveau augmenté. Il en résulte qu'Orange n'est pas vraiment enthousiaste. L'opérateur regrette que les remarques formulées en la matière par la Commission européenne ne se sont pas traduites par davantage d'ajustements dans les tarifs. C'est surtout pour les vitesses internet très élevées que les tarifs de gros sont restés trop chers, selon l'opérateur. Le fait que les tarifs de gros augmentent chaque année, afin de couvrir les coûts en hausse, se traduira, selon Orange, par des prix plus élevés chez le client final.Chez Telenet, on déclare que la version finale doit encore être étudiée, mais on se dit satisfait des derniers ajustements. En même temps, l'opérateur, en tant que propriétaire d'un réseau câblé, insiste sur le fait qu'il est important qu'il puisse continuer d'investir. Autrement dit, si Telenet doit louer son réseau câblé à un concurrent, la compensation devra être suffisamment élevée, sinon sa motivation à continuer d'investir diminuera.Offre plus diversifiéePar rapport à la version précédente du décret, il y deux grands changements. Primo, les tarifs sont nettement plus diversifiés. Les tarifs de gros varient en fonction de la vitesse choisie par le client final, avec ou sans la TV. Cela signifie qu'un fournisseur alternatif pourra proposer plus aisément tant des abonnements internet plus lents à un prix abordable que des abonnements très rapides à un prix supérieur. Il en résulte que la compensation que Telenet, Voo ou Brutélé recevront, sera aussi de 2,5 à 5 pour cent supérieure pour les vitesses au-delà de 200 Mbps (ou 400 Mbps à partir de 2022).Secundo, les portions du réseau qui sont amorties, mais toujours utilisées, seront prises en compte dans la détermination de la valeur du réseau. Il en résulte que ce dernier gagnera en valeur (et s'avérera plus coûteux à utiliser).Point étonnant: les tarifs seront valables jusqu'en 2023, mais Orange invite à les revoir dès la fin de 2021, si les prix au détail devaient croître trop. De son côté, Telenet indique avoir fortement investi les années précédentes dans l'ouverture du câble et avoir dû revoir ses processus à chaque changement. L'opérateur demande par conséquent de pouvoir disposer d'une aussi grande stabilité que possible dans cette situation difficile, où les firmes télécoms sont à la fois des clients/fournisseurs de gros et des concurrents mutuels.Les tarifs entreront en vigueur le 1er juillet et s'appliqueront jusqu'en 2023. Il est donc possible que certains opérateurs télécoms proposent de nouveaux abonnements reposant sur ces tarifs de gros.