KPN déclare ainsi vouloir tenir compte des 'visions changeantes en matière de sécurité' pour son infrastructure vitale.

La firme Huawei est dans la tourmente parce que, selon les Etats-Unis, elle entretient des liens étroits avec les autorités chinoises et se rendrait potentiellement coupable de pratiques d'espionnage pour le compte de celles- ci. Tant l'OTAN et que l'UE ont fait part de leur préoccupation quant à la présence d'éventuelles 'portes dérobées' dans l'équipement de l'entreprise chinoise. Le gouvernement néerlandais émet également des doutes à l'égard d'Huawei.

Huawei même dément ces affirmations avec force depuis des mois déjà. La firme insiste sur le fait qu'elle est une organisation indépendante par rapport au gouvernement chinois. En outre, aucune preuve de tentatives d'espionnage effectuées par le biais d'appareils d'Huawei n'a jamais pu être présentée jusqu'à maintenant, alors que tel est bien le cas pour certains équipements réseautiques américains.

KPN n'a pas encore précisé avec quel partenaire occidental elle souhaitait s'associer pour son réseau 5G de base, mais en dehors d'Huawei, ce sont Nokia et Ericsson qui sont les principaux acteurs dans le domaine.

KPN ne laisse cependant pas entièrement tomber Huawei. C'est ainsi que les deux acteurs ont conclu un accord provisoire portant sur la modernisation d'autres éléments de son réseau mobile, tels les pylônes d'antennes parés pour la 5G. Cet accord pourrait toutefois encore être annulé, si le gouvernement néerlandais l'exigeait, selon KPN. (ANP/PVL)