Juncker a rappelé aux médias sociaux le devoir qu'ils se sont eux-mêmes imposé d'introduire des normes en vue de contrer la manipulation. ''Nous veillerons à ce que cela soit bien appliqué'', a-t-il ajouté.

La désinformation existe depuis assez longtemps déjà, mais elle a attiré davantage l'attention depuis les élections présidentielles américaines. Divers messages d'infos factices y auraient fait des ravages spécifiques, principalement à l'avantage du vainqueur final, Donald Trump.

Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook, avait initialement qualifié de "complètement ridicules" les accusations selon lesquelles son réseau social aurait contribué à fausser le résultat électoral, mais dans les semaines qui suivirent, l'entreprise annonça qu'elle prendrait des mesures afin de repérer les infos douteuses et de les contrôler elle-même avec l'aide d'acteurs indépendants ('factcheckers').

Menaces nucléaires sur Twitter

Après la victoire de Trump, la désinformation continua de tourmenter la politique internationale. C'est ainsi qu'il y a quelques jours encore, un faux message circula, selon lequel la ministre israélienne de la Défense aurait menacé d'attaquer le Pakistan avec des armes nucléaires, si ce pays envoyait des troupes en Syrie. Il n'en fallut pas plus au ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif pour signaler via Twitter que son pays possédait également des armes nucléaires. Le ministère israélien de la Défense se hâta alors d'indiquer que sa ministre n'avait jamais tenu de tels propos, et que le message en question était un faux.