L'objectif est que vendredi à 02H45' de notre heure, une fusée porteuse Falcon-9 du constructeur aéronautique américain SpaceX décolle de Cap Canaveral en Floride, afin d'emmener la sonde Beresheet - le terme hébreux signifiant 'génèse' - vers la lune. La sonde sans équipage pèse 585 kilos et fait un mètre et demi de haut. Elle devrait planter un drapeau israélien sur la lune et explorer son champ magnétique. A son bord se trouvera aussi la thora.

L'alunissage de la sonde est prévu le 11 avril. Si tout se passe bien, l'état juif sera le quatrième pays, après les grandes puissances que sont les Etats-Unis, la Russie et la Chine, à réussir à faire alunir en douceur un vaisseau spatial sur la lune. L'Europe a, elle, mis un satellite en orbite autour de la lune, mais n'a pas encore fait alunir une sonde.

La construction de l'explorateur lunaire a coûté 84 millions d'euros après conversion. Contrairement aux trois premiers alunissages, tous financés par un état, l'argent provient cette fois surtout d'investisseurs privés. L'un d'eux est le milliardaire israélien Morris Kahn (88 ans), qui est aussi président de SpaceIL. Cette organisation est également soutenue par l'agence aéronautique israélienne (ISA) et par Israël Aerospace Industries (IAI).

D'autres alunissages privés prévus

SpaceIL a été créée en 2011 pour le Google Lunar X Prize. Google a promis tout un temps 20 millions de dollars à la première organisation privée, qui pourrait amener un vaisseau sans équipage sur la surface de la lune. La date-butoir - initialement 2015 - a été prolongée au 31 mars 2018 et est donc aujourd'hui dépassée.

Il n'empêche que pas mal d'entreprises participantes ont continué de développer leur atterrisseur lunaire. C'est ainsi que Moon Express, Synergy Moon, l'indienne TeamIndus et la japonaise Hakuto prévoient un alunissage cette année encore ou l'an prochain. Tout semble cependant indiquer que la sonde de SpaceIL y arrivera la première.