Lorsque le corona frappa, Abe Kleinfeld craignit que son entreprise ne puiss plus conclure de contrats. Deux années plus tard, elle est plus resplendissante que jamais. 'Nous n'avons plus qu'un bureau qui nous sert d'adresse postale, alors que le télétravail n'a pas impacté l'innovation ou les ventes', explique le CEO de la firme américaine Gridgain.

Nous rencontrons Kleinfeld dans un hôtel proche de Palo Alto, 'car notre bureau est même trop exigu pour vous accueillir tous (un groupe de 15 personnes, ndlr)'. Data News lui a rendu visite dans le cadre de l'IT Press Tour, au cours duquel nous nous sommes rendus, conjointement avec d'autres journalistes européens, dans toute une série d'entreprises de la Silicon Valley. Les articles consacrés à celles-ci, vous pourrez les découvrir au cours des prochaines semaines sur notre site et dans notre magazine.

GridGain s'occupe de 'in-memory computing' et capitalise en la matière sur Apache Ignite qu'elle a développé et qui est devenu open source depuis 2014. 'Nous sommes en fait une couche entre l'application et la base de données, mais dans une forme plus étoffée, GridGain peut également devenir la base de données.' En effectuant des manipulations dans la mémoire interne, cela peut se faire plus rapidement, et la charge de travail est assimilée plus aisément.

Il y a trois ans, GridGain était une entreprise qui se concentrait surtout sur les acteurs financiers et qui possédait une cinquantaine de clients. Aujourd'hui, elle en est à deux cents, y compris BNP Paribas et le gestionnaire du rail ProRail (le pendant néerlandais d'Infrabel).

C'est là où réside l'inconvénient de l'open source: les clients peuvent aussi choisir de ne plus vous payer et d'en revenir au modèle de base.

Dans un premier temps, les choses se passèrent néanmoins assez diificilement. 'On constata alors que notre chiffre d'affaires en clientèle régressait. La bourse se plantait, les gens sortaient d'une récession et limitaient donc pas mal leurs dépenses. Certains de nos clients en sont revenus à la version gratuite de notre service (Apache Ignite). Car c'est là où réside l'inconvénient de l'open source: les clients peuvent aussi choisir de ne plus vous payer et d'en revenir au modèle de base.'

Mais cela ne dura pas longtemps, et l'entreprise se remit à croître les années suivantes à une moyenne de quarante pour cent par an, et elle enregistre actuellement un chiffre d'affaires de quelque 20 millions de dollars avec 125 collaborateurs environ. En même temps, GridGain a réussi en période de corona à réduire ses coûts. 'Avant, nos vendeurs prenaient l'avion pour visiter les clients, mais entre-temps, nous sommes passés à Zoom et avons ainsi économisé 1-2 million de dollars en frais de voyage. Subitement, il devint possible de conclure des accords juteux au téléphone ou en ligne', explique Kleinfeld.

Autre élément important s'il en est: la pandémie a servi de détonateur pour nombre d'entreprises qui devaient encore entamer leur transformation numérique ou n'optaient guère pour le télétravail. 'On a soudainement vu se déployer nettement plus rapidement des projets de transformation, ce qui nous a permis de gagner des clients.'

Pour sa propre organisation, GridGain n'a pas l'ambition d'étendre son bureau physique. 'Nous allons continuer d'évaluer la situation. Nous possédons un petit bureau et un centre R&D européen, mais uniquement pour quelques personnes. En Amérique du Nord, le télétravail était déjà entré dans les moeurs, mais ailleurs pas. A présent, c'est comme si les gens attendaient une opportunité pour devenir plus productifs, car passer 45 minutes dans la voiture, c'est du temps perdu. Le corona fut donc une excellente excuse pour télétravailler.'

Gridgain En bref: Gridgain possède une 'in-memory computing platform' et est l'entreprise commerciale à l'initiative d'Apache Ignite. En effectuant les transactions dans la mémoire, elle veut interconnecter rapidement des millions, voire des milliards d'éléments, notamment à des fins de détection de fraude ou de planning logistique en temps réel.

20 millions de dollars de chiffre d'affaires 125-130 collaborateurs

Lorsque le corona frappa, Abe Kleinfeld craignit que son entreprise ne puiss plus conclure de contrats. Deux années plus tard, elle est plus resplendissante que jamais. 'Nous n'avons plus qu'un bureau qui nous sert d'adresse postale, alors que le télétravail n'a pas impacté l'innovation ou les ventes', explique le CEO de la firme américaine Gridgain.GridGain s'occupe de 'in-memory computing' et capitalise en la matière sur Apache Ignite qu'elle a développé et qui est devenu open source depuis 2014. 'Nous sommes en fait une couche entre l'application et la base de données, mais dans une forme plus étoffée, GridGain peut également devenir la base de données.' En effectuant des manipulations dans la mémoire interne, cela peut se faire plus rapidement, et la charge de travail est assimilée plus aisément.Il y a trois ans, GridGain était une entreprise qui se concentrait surtout sur les acteurs financiers et qui possédait une cinquantaine de clients. Aujourd'hui, elle en est à deux cents, y compris BNP Paribas et le gestionnaire du rail ProRail (le pendant néerlandais d'Infrabel).Dans un premier temps, les choses se passèrent néanmoins assez diificilement. 'On constata alors que notre chiffre d'affaires en clientèle régressait. La bourse se plantait, les gens sortaient d'une récession et limitaient donc pas mal leurs dépenses. Certains de nos clients en sont revenus à la version gratuite de notre service (Apache Ignite). Car c'est là où réside l'inconvénient de l'open source: les clients peuvent aussi choisir de ne plus vous payer et d'en revenir au modèle de base.'Mais cela ne dura pas longtemps, et l'entreprise se remit à croître les années suivantes à une moyenne de quarante pour cent par an, et elle enregistre actuellement un chiffre d'affaires de quelque 20 millions de dollars avec 125 collaborateurs environ. En même temps, GridGain a réussi en période de corona à réduire ses coûts. 'Avant, nos vendeurs prenaient l'avion pour visiter les clients, mais entre-temps, nous sommes passés à Zoom et avons ainsi économisé 1-2 million de dollars en frais de voyage. Subitement, il devint possible de conclure des accords juteux au téléphone ou en ligne', explique Kleinfeld.Autre élément important s'il en est: la pandémie a servi de détonateur pour nombre d'entreprises qui devaient encore entamer leur transformation numérique ou n'optaient guère pour le télétravail. 'On a soudainement vu se déployer nettement plus rapidement des projets de transformation, ce qui nous a permis de gagner des clients.'Pour sa propre organisation, GridGain n'a pas l'ambition d'étendre son bureau physique. 'Nous allons continuer d'évaluer la situation. Nous possédons un petit bureau et un centre R&D européen, mais uniquement pour quelques personnes. En Amérique du Nord, le télétravail était déjà entré dans les moeurs, mais ailleurs pas. A présent, c'est comme si les gens attendaient une opportunité pour devenir plus productifs, car passer 45 minutes dans la voiture, c'est du temps perdu. Le corona fut donc une excellente excuse pour télétravailler.'