Fraude et infraction contractuelle: voilà en substance le jugement qu'a rendu un juge dans un procès opposant depuis 2017 IBM et BMC Software à propos de leur client commun AT&T. Voilà pourquoi IBM doit à présent verser 1,6 milliard de dollars de dommages et intérêts.

IBM distribuait depuis des années déjà les mainframes d'AT&T, mais ceux-ci tournent depuis 2007 sur un logiciel de BMC. En 2008, un contrat fut élaboré entre les deux entreprises en vue de consigner cette relation. Et en 2015, on y ajouta des amendements en matière d'externalisation, dans lesquels il était entre autres stipulé qu'IBM n'inciterait aucun client commun à migrer vers son logiciel.

Or un problème surgit un an plus tard, lorsqu'AT&T entreprit des démarches pour migrer du logiciel de BMC vers celui d'IBM Software. Il en résulta que BMC se tourna vers la Justice et obtient à présent en grande partie raison.

Le juge ne suit certes pas toutes les revendications de BMC, mais reconnaît qu'il est question d'infraction contractuelle, du fait que la promesse en question figure littéralement dans le contrat. Le tribunal parle aussi de fraude, parce qu'IBM a pu via le contrat d'externalisation (outsourcing) exercer des droits et chiper un client à BMC, sans pour autant l'indemniser.

A The Register, IBM déclare ne pas accepter la condamnation qui, selon la firme, ne repose pas sur des faits ou des lois. Elle envisage donc d'aller en appel du jugement rendu.

Fraude et infraction contractuelle: voilà en substance le jugement qu'a rendu un juge dans un procès opposant depuis 2017 IBM et BMC Software à propos de leur client commun AT&T. Voilà pourquoi IBM doit à présent verser 1,6 milliard de dollars de dommages et intérêts.IBM distribuait depuis des années déjà les mainframes d'AT&T, mais ceux-ci tournent depuis 2007 sur un logiciel de BMC. En 2008, un contrat fut élaboré entre les deux entreprises en vue de consigner cette relation. Et en 2015, on y ajouta des amendements en matière d'externalisation, dans lesquels il était entre autres stipulé qu'IBM n'inciterait aucun client commun à migrer vers son logiciel.Or un problème surgit un an plus tard, lorsqu'AT&T entreprit des démarches pour migrer du logiciel de BMC vers celui d'IBM Software. Il en résulta que BMC se tourna vers la Justice et obtient à présent en grande partie raison.Le juge ne suit certes pas toutes les revendications de BMC, mais reconnaît qu'il est question d'infraction contractuelle, du fait que la promesse en question figure littéralement dans le contrat. Le tribunal parle aussi de fraude, parce qu'IBM a pu via le contrat d'externalisation (outsourcing) exercer des droits et chiper un client à BMC, sans pour autant l'indemniser.A The Register, IBM déclare ne pas accepter la condamnation qui, selon la firme, ne repose pas sur des faits ou des lois. Elle envisage donc d'aller en appel du jugement rendu.