La procédure Renault a été enclenchée, annonçait vendredi passé le syndicat socialiste des employés. Selon ce dernier, l'entreprise allègue comme raisons le marché IT stagnant et la forte concurrence des pays à bas salaires.

IBM entend se repositionner, toujours selon le syndicat. La perte d'emplois touchera les employés et les cadres. Les négociations démarreront début avril. Le syndicaliste Jan Meeuwens insiste sur le fait que les 1.498 emplois actuels représentaient déjà 'un seuil historiquement bas'. "Ces dernières années, IBM a chaque fois réussi à éviter la procédure Renault en proposant des packages aux collaborateurs qui partaient volontairement, ce qui fait que des gens sont partis d'eux-mêmes et que des licenciements ne s'avéraient donc pas nécessaires. Voilà pourquoi l'actuelle décision de ne pas contourner à présent la concertation sociale nous a quelque peu étonnés. Il s'agit en effet d'un grand nombre de postes de travail perdus en une fois, et le délai est limité, puisqu'IBM entend supprimer ces emplois d'ici la fin de l'année", explique Meeuwens.

Un porte-parole d'IBM annonce qu'il est question cette fois 'd'un réagencement du talent pool, un exercice que l'entreprise pratique en permanence en fonction de la demande des clients'. (Belga/WK)