Wanzhou a été arrêtée en décembre dans un aéroport du Canada et ce, à la demande des Etats-Unis. Son audition préparatoire a débuté cette semaine.

Elle est entre autres accusée d'avoir enfreint l'embargo américain contre l'Iran, qui interdit l'exportation de technologies américaines vers ce pays, via une filiale d'Huawei. Elle aurait aussi menti aux banques.

Depuis lors, Wanzhou est détenue au Canada, mais les Etats-Unis ont demandé son extradition. Les avocats d'Huawei veulent s'y opposer coûte que coûte. A cette fin, ils brandissent plusieurs arguments.

C'est ainsi que selon eux, la plainte à l'encontre de Meng Wanzhou repose sur des motifs politiques. Et de se référer à des propos tenus par le président Donald Trump, qui affirme que la plainte en question pourrait être annulée, si cela pouvait favoriser les négociations commerciales avec la Chine.

Mais il y a également des objections sur le plan du contenu. C'est ainsi que l'entreprise soutient mordicus que les accusations ne tiennent tout simplement pas la route. C'est ainsi que toute la communication, en ce compris la présentation qui en a été donnée, s'est avérée transparente sur ce qu'Huawei et sa filiale Skycom, dont il est question de facto, font en Iran, selon les avocats.

Ils ajoutent que le Canada n'exerce pas d'embargo commercial contre l'Iran et que les accusations n'enfreignent pas la législation canadienne. Enfin, l'arrestation aurait non seulement été l'oeuvre de la police et du contrôle frontalier canadiens, mais elle aurait été en partie coordonnée par le FBI. De plus, les droits de la CFO auraient été bafoués à cette occasion.

La BBC signale que cette affaire pourrait s'éterniser des années encore. Aucune date n'a encore été fixée à propos de l'audition proprement dite. Et même ensuite, il y a encore et toujours la possibilité de faire appel.