Huawei a toujours déclaré que l'entreprise iranienne, Skycom Tech, était un partenaire d'affaires local particulier. De documents internes, il apparaît maintenant qu'Huawei gérait cette entreprise et qu'il s'agissait d'une "filiale non-officielle".

C'est ainsi que l'un des documents décrit comment Huawei tenta début 2013 de faire semblant de "se séparer" de Skycom par crainte de sanctions commerciales contre la capitale iranienne Téhéran. Le groupe remplaça les managers de Skycom, ferma les bureaux de cette dernièr à Téhéran et créa une autre entreprise en Iran pour reprendre des contrats Skycom valant des dizaines de millions de dollars, selon Reuters.

L'agence de presse s'attend à ce que ces nouveaux dévoilements pèsent de tout leur poids sur le procès en cours à l'encontre de la directrice financière d'Huawei, Meng Wanzhou. Celle-ci avait été précédemment arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis. Dans ce dernier pays, Huawei est suspectée de transgresser les sanctions commerciales imposées à l'Iran. Selon le juge canadien, les délits que Meng a commis, selon les Américains, sont également punissables aux yeux de la loi canadienne. Cette sentence libère la voie à une audition consacrée à l'extradition de Meng.

Depuis 2013 déjà, des preuves sont collectées à l'encontre de Meng. La directrice d'Huawei aurait notamment menti à des employés de la banque HSBC et aurait effectué à coup sûr pour 100 millions de dollars de transactions enfreignant les sanctions américaines.

Update du 04/06/2020

Huawei informe notre rédaction qu'elle a toujours fait preuve de transparence dans ses activités en Iran et qu'elle l'a expliqué aussi au tribunal canadien.

'L'année dernière, les avocats de Madame Meng ont déclaré clairement devant le juge canadien que les activités professionnelles de Madame Meng ont été exécutées en toute ouverture et transparence et portées à la connaissance de la banque concernée.

Au cours des différentes auditions au tribunal, il a été démontré que la communication avec la banque concernée n'a pas été trompeuse, que la banque avait une connaissance totale de la nature des activités professionnelles de Skycom et de ce qu'elle faisait en Iran, et que la banque comprenait quelle était la relation entre Huawei et Skycom. Il n'existe par conséquent aucune preuve que Madame Meng aurait agi de manière trompeuse, malhonnête ou frauduleuse ou que la banque aurait été menacée en se reposant sur la communication de madame Meng', peut-on lire dans un communiqué d'Huawei.

Huawei fait également savoir regretter la récente sentence prononcée par la Cour supérieure de la Colombie Britannique, mais elle espère toujours que l'innocence de sa directrice sera démontrée.

Huawei a toujours déclaré que l'entreprise iranienne, Skycom Tech, était un partenaire d'affaires local particulier. De documents internes, il apparaît maintenant qu'Huawei gérait cette entreprise et qu'il s'agissait d'une "filiale non-officielle".C'est ainsi que l'un des documents décrit comment Huawei tenta début 2013 de faire semblant de "se séparer" de Skycom par crainte de sanctions commerciales contre la capitale iranienne Téhéran. Le groupe remplaça les managers de Skycom, ferma les bureaux de cette dernièr à Téhéran et créa une autre entreprise en Iran pour reprendre des contrats Skycom valant des dizaines de millions de dollars, selon Reuters.L'agence de presse s'attend à ce que ces nouveaux dévoilements pèsent de tout leur poids sur le procès en cours à l'encontre de la directrice financière d'Huawei, Meng Wanzhou. Celle-ci avait été précédemment arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis. Dans ce dernier pays, Huawei est suspectée de transgresser les sanctions commerciales imposées à l'Iran. Selon le juge canadien, les délits que Meng a commis, selon les Américains, sont également punissables aux yeux de la loi canadienne. Cette sentence libère la voie à une audition consacrée à l'extradition de Meng.Depuis 2013 déjà, des preuves sont collectées à l'encontre de Meng. La directrice d'Huawei aurait notamment menti à des employés de la banque HSBC et aurait effectué à coup sûr pour 100 millions de dollars de transactions enfreignant les sanctions américaines.Update du 04/06/2020Huawei informe notre rédaction qu'elle a toujours fait preuve de transparence dans ses activités en Iran et qu'elle l'a expliqué aussi au tribunal canadien. 'L'année dernière, les avocats de Madame Meng ont déclaré clairement devant le juge canadien que les activités professionnelles de Madame Meng ont été exécutées en toute ouverture et transparence et portées à la connaissance de la banque concernée.Au cours des différentes auditions au tribunal, il a été démontré que la communication avec la banque concernée n'a pas été trompeuse, que la banque avait une connaissance totale de la nature des activités professionnelles de Skycom et de ce qu'elle faisait en Iran, et que la banque comprenait quelle était la relation entre Huawei et Skycom. Il n'existe par conséquent aucune preuve que Madame Meng aurait agi de manière trompeuse, malhonnête ou frauduleuse ou que la banque aurait été menacée en se reposant sur la communication de madame Meng', peut-on lire dans un communiqué d'Huawei.Huawei fait également savoir regretter la récente sentence prononcée par la Cour supérieure de la Colombie Britannique, mais elle espère toujours que l'innocence de sa directrice sera démontrée.