Selon HP, Xerox n'a pas démontré être suffisamment "saine" que pour financer son rachat (comprenez pour mener à bien la transaction). "Votre proposition ne représente pas une base pour une ouverture de nos livres ou de négociations", a déclaré Enrique Lores, directeur de HP par voie d'un courrier adressé à son collègue John Visentin de Xerox. Et d'y faire allusion aussi à une approche opportuniste et à des "paroles et des faits agressifs" de la part de la direction de Xerox. Cette dernière s'était récemment montrée intéressée par HP, pourtant nettement plus grande, pour le rachat de laquelle elle disposait de plus de 33 milliards de dollars en actions et en liquidités. Un accord regrouperait deux des plus importants noms dans le domaine de l'équipement bureautique.

Le marché international des imprimantes et copieurs est sous pression depuis quelque temps déjà suite à l'évolution des entreprises vers le nuage et autres services internet. HP connaît quelques problèmes sur le marché des PC, a récemment nommé un nouveau directeur et effectue des coupes sombres dans son personnel en vue de réaliser des économies. Sa division 'print', une importante source de rentrées actuellement, a aussi vu ses rentrées régresser.