Christian Vanhuffel a rédigé cette opinion en son nom personnel. Data News se contente de vous la soumettre.

Le 11 décembre, le Parlement fédéral organisait une audition au sujet des défis posés par le déploiement en Belgique de la 5G, la technologie mobile la plus perfectionnée. L'un des principaux points mis à l'agenda était ce qu'on appelle la norme de rayonnement.

Dans l'accord gouvernemental flamand, les partis avaient opté explicitement pour un déploiement rapide de la 5G, afin de pouvoir réagir aux opportunités de cette nouvelle technologie. Dans les accords gouvernementaux bruxellois et wallon, sous la pression d'Ecolo, le choix était surtout d'encore réaliser quelques études sur l'impact possible de la 5G sur la santé.

Groen et Ecolo sont sélectivement aveugles aux preuves scientifiques

Les organismes flamands 'Kom op tegen Kanker' et 'Bond Beter Leefmilieu' étaient invités, mais ne se présentèrent tout simplement pas. Ils ne veulent apparemment pas s'inscrire dans la fausse histoire liée à la santé que les verts et d'autres montent en épingle.

Si la norme de prudence internationale (4,5 W/m²) est respectée, il n'y a aucun lien causal entre le rayonnement et la santé.

Toutes les parties impliquées (IBPT, Test-Achats et ICNIRP) avaient un seul message à faire passer: si la norme de prudence internationale (4,5 W/m²) est respectée, il n'y a aucun lien causal entre le rayonnement et la santé. Par souci de clarté, sachez que les normes actuelles en Belgique sont encore 10 fois (Flandre), 25 fois (Wallonie), voire 50 fois (Bruxelles) plus basses. Elles doivent dès lors être rehaussées, afin d'une part de faire face à la croissance explosive des données mobiles et d'autre part de permettre le lancement de la 5G.

L'avis de l'International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP) est en la circonstance de la plus grande importance. L'ICNIRP se compose d'un groupe d'experts indépendants et dépend de l'organisation mondiale de la santé, qui fait elle-même partie des Nations Unies.

En d'autres mots la même institution, qui a aussi dans son giron la mieux connue Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Alors que Groen considère l'IPCC (à juste titre) comme le sauveur qui tire ses conclusions sur base de recherches scientifiques, le parti écologiste flamand met en doute l'expertise de l'ICNIRP.

Lors de l'audition, les Verts flamands se trouvaient du reste en bonne compagnie populiste. Le Vlaams Belang, PTB et Défi y mandatèrent en effet des climato-sceptiques. Toutes les objections qu'ils exprimèrent, furent d'ailleurs une à une réduites à néant par l'experte de Test-Achats et l'expert de l'ICNIRP.

Enregistre-t-on vraiment une croissance des tumeurs cérébrales depuis l'utilisation du GSM? S'il est vrai qu'il y a une légère augmentation, cette tendance s'était déjà amorcée avant que le téléphone mobile ne fasse son apparition dans la société. Une explication assez simple à ce phénomène, c'est que la population vieillit actuellement.

Est-il vrai qu'il y a 300.000 personnes électro-sensibles en Belgique? Il ne s'agit pas là d'une maladie scientifiquement reconnue et ne fait donc pas l'objet d'une mise à jour, ce qui fait que le nombre cité ne constitue pas une base sérieuse. Il est donc plutôt question d'une image psychosomatique de la maladie, sans qu'un lien de cause à effet ne puisse être observé.

250 chercheurs n'ont-ils pas signé une pétition, par laquelle ils mettent en garde contre les normes de rayonnement? C'est vrai aussi. La plupart de ces chercheurs ne sont cependant pas des experts en normes de rayonnement, contrairement aux spécialistes de l'ICNIRP.

Enfin, on brandit toutes sortes d'études démontrant des problèmes de santé. Dans le débat, on entend en effet quelques voix discordantes. Et c'est du reste le cas aussi dans le débat climatologique. Tout comme pour la recherche sur le climat, il serait donc préférable de suivre le consensus scientifique.

Quand le mouvement écologiste aura-t-il le courage d'être conséquent? Quand acceptera-t-il toutes les preuves scientifiques? Et quand retirera-t-il ses oeillères qui font en sorte qu'aujourd'hui, il ne reconnaît de manière sélective que les résultats de recherche qui abondent dans son sens?

Il est grand temps aussi que le mouvement écologiste mette fin au choix populiste consistant à réagir sans le moindre scrupule à la préoccupation injustifiée des citoyens. Car au fond, c'est là exactement ce qu'il reproche à autrui sur d'autres thèmes.

FITCE.be est un forum pour les professionnels du numérique composé entre autres des trois opérateurs mobiles, de Nokia et de l'IBPT en support. Le 19 mars prochain, il organisera un événement public consacré à la 5G en Belgique, où seront abordés les aspects technologiques, économiques et sociaux, dont le rayonnement.

Christian Vanhuffel a rédigé cette opinion en son nom personnel. Data News se contente de vous la soumettre.Le 11 décembre, le Parlement fédéral organisait une audition au sujet des défis posés par le déploiement en Belgique de la 5G, la technologie mobile la plus perfectionnée. L'un des principaux points mis à l'agenda était ce qu'on appelle la norme de rayonnement.Dans l'accord gouvernemental flamand, les partis avaient opté explicitement pour un déploiement rapide de la 5G, afin de pouvoir réagir aux opportunités de cette nouvelle technologie. Dans les accords gouvernementaux bruxellois et wallon, sous la pression d'Ecolo, le choix était surtout d'encore réaliser quelques études sur l'impact possible de la 5G sur la santé.Les organismes flamands 'Kom op tegen Kanker' et 'Bond Beter Leefmilieu' étaient invités, mais ne se présentèrent tout simplement pas. Ils ne veulent apparemment pas s'inscrire dans la fausse histoire liée à la santé que les verts et d'autres montent en épingle.Toutes les parties impliquées (IBPT, Test-Achats et ICNIRP) avaient un seul message à faire passer: si la norme de prudence internationale (4,5 W/m²) est respectée, il n'y a aucun lien causal entre le rayonnement et la santé. Par souci de clarté, sachez que les normes actuelles en Belgique sont encore 10 fois (Flandre), 25 fois (Wallonie), voire 50 fois (Bruxelles) plus basses. Elles doivent dès lors être rehaussées, afin d'une part de faire face à la croissance explosive des données mobiles et d'autre part de permettre le lancement de la 5G.L'avis de l'International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP) est en la circonstance de la plus grande importance. L'ICNIRP se compose d'un groupe d'experts indépendants et dépend de l'organisation mondiale de la santé, qui fait elle-même partie des Nations Unies.En d'autres mots la même institution, qui a aussi dans son giron la mieux connue Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). Alors que Groen considère l'IPCC (à juste titre) comme le sauveur qui tire ses conclusions sur base de recherches scientifiques, le parti écologiste flamand met en doute l'expertise de l'ICNIRP.Lors de l'audition, les Verts flamands se trouvaient du reste en bonne compagnie populiste. Le Vlaams Belang, PTB et Défi y mandatèrent en effet des climato-sceptiques. Toutes les objections qu'ils exprimèrent, furent d'ailleurs une à une réduites à néant par l'experte de Test-Achats et l'expert de l'ICNIRP.Enregistre-t-on vraiment une croissance des tumeurs cérébrales depuis l'utilisation du GSM? S'il est vrai qu'il y a une légère augmentation, cette tendance s'était déjà amorcée avant que le téléphone mobile ne fasse son apparition dans la société. Une explication assez simple à ce phénomène, c'est que la population vieillit actuellement.Est-il vrai qu'il y a 300.000 personnes électro-sensibles en Belgique? Il ne s'agit pas là d'une maladie scientifiquement reconnue et ne fait donc pas l'objet d'une mise à jour, ce qui fait que le nombre cité ne constitue pas une base sérieuse. Il est donc plutôt question d'une image psychosomatique de la maladie, sans qu'un lien de cause à effet ne puisse être observé.250 chercheurs n'ont-ils pas signé une pétition, par laquelle ils mettent en garde contre les normes de rayonnement? C'est vrai aussi. La plupart de ces chercheurs ne sont cependant pas des experts en normes de rayonnement, contrairement aux spécialistes de l'ICNIRP.Enfin, on brandit toutes sortes d'études démontrant des problèmes de santé. Dans le débat, on entend en effet quelques voix discordantes. Et c'est du reste le cas aussi dans le débat climatologique. Tout comme pour la recherche sur le climat, il serait donc préférable de suivre le consensus scientifique.Quand le mouvement écologiste aura-t-il le courage d'être conséquent? Quand acceptera-t-il toutes les preuves scientifiques? Et quand retirera-t-il ses oeillères qui font en sorte qu'aujourd'hui, il ne reconnaît de manière sélective que les résultats de recherche qui abondent dans son sens?Il est grand temps aussi que le mouvement écologiste mette fin au choix populiste consistant à réagir sans le moindre scrupule à la préoccupation injustifiée des citoyens. Car au fond, c'est là exactement ce qu'il reproche à autrui sur d'autres thèmes.