L'idée a surgi dans l'esprit de Jef Bogaerts, lorsqu'il fonda lui-même l'entreprise IT Cavere, qui proposait des solutions IT aux PME. Très vite, celle-ci devint une affaire florissante occupant neuf personnes, mais forcée d'assurer le traitement et la maintenance d'une grande quantité de licences Microsoft Office 365. Bogaerts se rendit directement compte du temps que prenait le suivi administratif de ces achats et de ses prolongements. 'Cela représentait un fameux travail manuel, des choses qui devaient être ressaisies d'un système dans un autre. Nous avons par conséquent recherché une façon de faire communiquer ces progiciels, afin que tout se déroule automatiquement.'

'Nous n'allons pas au-délà', précise Bogaerts. 'Nous nous concentrons sur l'optimisation et l'automatisation du travail administratif, nous ne vendons pas nous-mêmes des licences Microsoft en tant qu'intermédiaire. Nous ne demandons pas non plus aux clients de changer leurs flux de travail de support. Nous les complétons simplement en travaillant en catimini à l'arrière-plan. Notre devise est: 'Set it and forget it.'

Ce ne fut pas évident sur le plan technique. 'Après une brève étude de marché, y compris aux Etats-Unis, il s'avéra que nous devions nous concentrer de préférence sur l'intégration aux services de Google, tels G Suite et l'écosystème connexe. Mais nous avons dû nous accrocher. Nous avons même dû recommencer deux fois, avant de sortir notre produit. Depuis quelques mois, nous en avons quand même fini avec notre Automaker, une plate-forme web qui s'assure que toutes les licences logicielles de Google soient intégrées automatiquement dans le progiciel ERP Datto Autotask PSA. Et depuis avril, nous sommes également compatibles avec les produits de Microsoft. Nous sommes ainsi les seuls à proposer les deux géants dans un même pack.'

Nous sommes les seuls à proposer des licences logicielles de Google et Windows dans un seul et même pack

Pour utiliser Automaker, le client paie 35 euros par mois pour cent licences. S'il a besoin de licences complémentaires, il paie plus, mais l'investissement en vaut la peine. 'Si vous prenez en compte l'ensemble des coûts engendrés par toute l'intégration de ces produits, vous économisez quelque 130 euros par mois avec notre solution', prétend Bogaerts.

Marché de niche

Après avoir sondé le marché américain, Bogaerts est convaincu qu'il y a des possibilités: 'Mais il s'agit évidemment d'une niche d'une niche. Nous n'avons donc pas encore beaucoup de clients. Nous allons du reste devoir en mettre un coup et dans ce but, nous nous tournons vers des distributeurs avec qui nous espérons collaborer. Si d'autres entreprises reprennent notre outil dans leurs produits, nous trouverons bien des clients. A cet égard, nous menons déjà des négociations poussées avec des partenaires potentiels aux Pays-Bas et en France. Nous avons aussi déjà des contacts avec des entreprises aux Etats-Unis. En Belgique, nous allons bientôt nous réunir avec Teamleader pour rendre Automaker compatible aussi avec leur progiciel ERP. Conjointement avec Teamleader et Datto Autotask PSA, nous occuperions une position en vue sur le marché européen.'

Pour fonder Goolash, Bogaerts utilisa son argent propre, et Cavere y ajouta cent mille euros. 'En nous focalisant d'abord sur la partie Google et en y ajoutant la consultance, nous avons pu aller de l'avant avec des moyens propres et développer notre plate-forme', explique-t-il. 'J'en suis cependant arrivé à un point, où je commence à envisager du capital extérieur. Combien et comment, cela je dois encore y réfléchir, mais si nous voulons croître, ce sera probablement nécessaire.'

Goolash BVBA

Siège social: Wuustwezel

Nombre d'associés: 1

A la recherche de capital supplémentaire? Probablement dans le futur

Site web: www.goolash.eu