En juillet 2018, Google avait été condamnée par la Commission européenne à s'acquitter d'une amende de 4,3 milliards d'euros pour avoir abusé de sa position dominante en combinant son moteur de recherche au système d'exploitation Android et au navigateur Chrome y intégré.

Cela signifie qu'Android devra à terme donner aux utilisateurs la possibilité de sélectionner un moteur de recherche par défaut. En tout, les utilisateurs pourront choisir entre quatre moteurs de recherche: Google, plus trois alternatives externes.

Pour déterminer ces trois moteurs supplémentaires, Google organise à présent des enchères. D'ici le 13 septembre, les entreprises concurrentes peuvent émettre une offre par pays pour préciser le montant qu'elles acceptent de payer chaque fois qu'un client utilisera leur moteur de recherche sur Android. Google prévoit aussi une offre minimale qui devra être atteinte.

Si moins de trois acteurs atteignent l'offre minimale, Google sélectionnera elle-même les moteurs manquants parmi les candidats. Rien ne filtrera à propos des candidats participants et des offres qu'ils émettront.

Google va donc dans un certain sens gagner de l'argent suite à l'amende que lui a infligée l'UE. Même si l'entreprise affirme que sa condamnation pour avoir combiné son moteur de recherche à Android, est une façon pour elle de générer des rentrées à partir d'Android, qui est mis gratuitement à la disposition des fabricants de téléphones.

D'ici le 31 octobre, Google décidera quels moteurs de recherche pourront être sélectionnés par les utilisateurs dans le courant de 2020, ainsi que dans quels pays.