Le contrôleur australien de la concurrence ACCC a, après une enquête, conclu que la firme technologique américaine empoche toutes les rentrées publicitaires dans certains segments du marché et estime donc que ce n'est pas là une situation saine. "Il y a un manque de concurrence, de choix et de transparence dans le secteur", affirme le président de l'ACCC, Rod Sims.

Le contrôleur entend à présent analyser les réactions des acteurs actifs sur le marché, ainsi que des consommateurs à propos des mesures à prendre pour favoriser la concurrence dans le domaine de la technologie publicitaire. L'ACCC envisage ici des règles en matière d'imbrication d'intérêts, mais aussi des lois destinées à empêcher Google de faire la course en tête en matière d'offre de services de ce genre. Le contrôleur de la concurrence considère ces abus possibles comme un danger réel en raison de la position de Google sur le marché.

En outre, l'ACCC souhaite que les internautes puissent déterminer eux-mêmes les informations personnelles susceptibles d'être partagées avec les annonceurs par des entreprises comme Google. Les entreprises internet devraient également moins pouvoir utiliser l'historique en ligne des utilisateurs en vue de leur présenter des produits.

Le seul acteur

"Google est le seul acteur à pouvoir juger l'efficience des publicités", déclare Sims. "La plate-forme s'accorde donc souvent elle-même un score sur sa (bonne) façon d'agir." Selon le président de l'ACCC, "il y a beaucoup de manquements sur le marché, qui est en fait dominé par un seul acteur".

Dans une réaction, Google déclare que tout va bien dans le secteur et qu'il y a suffisamment de concurrence: "Il y a beaucoup d'entreprises - petites et grandes - qui collaborent et se concurrencent. Nous avons permis à d'autres de choisir plus facilement avec qui elles veulent collaborer." La firme américaine prétend vouloir entièrement prendre part à l'enquête.

Les tensions se raffermissent

L'affaire fait se raffermir encore les tensions existant entre Google et les autorités australiennes. Un litige à propos d'une proposition de loi, par laquelle Google devrait payer des éditeurs pour pouvoir afficher des faits d'actualité, a pris de solides proportions. Dans le cadre de cette affaire, Google a menacé de mettre hors ligne son moteur de recherche en Australie.

Par ailleurs, l'Australie n'est pas - et de loin - le seul pays qui mène l'enquête sur la position occupée par Google sur le marché publicitaire. La Commission européenne fait en effet de même. Google s'est en outre déjà vu infliger une méga-amende pour avoir abusé de son système publicitaire AdSense dans l'Union européenne, ainsi qu'une seconde, parce qu'elle accordait la priorité aux données de son propre comparateur de prix Google Shopping dans les résultats de recherche. Aux Etats-Unis également, des contrôleurs s'intéresseraient de près à la position de Google sur le marché publicitaire.

Le contrôleur australien de la concurrence ACCC a, après une enquête, conclu que la firme technologique américaine empoche toutes les rentrées publicitaires dans certains segments du marché et estime donc que ce n'est pas là une situation saine. "Il y a un manque de concurrence, de choix et de transparence dans le secteur", affirme le président de l'ACCC, Rod Sims.Le contrôleur entend à présent analyser les réactions des acteurs actifs sur le marché, ainsi que des consommateurs à propos des mesures à prendre pour favoriser la concurrence dans le domaine de la technologie publicitaire. L'ACCC envisage ici des règles en matière d'imbrication d'intérêts, mais aussi des lois destinées à empêcher Google de faire la course en tête en matière d'offre de services de ce genre. Le contrôleur de la concurrence considère ces abus possibles comme un danger réel en raison de la position de Google sur le marché.En outre, l'ACCC souhaite que les internautes puissent déterminer eux-mêmes les informations personnelles susceptibles d'être partagées avec les annonceurs par des entreprises comme Google. Les entreprises internet devraient également moins pouvoir utiliser l'historique en ligne des utilisateurs en vue de leur présenter des produits."Google est le seul acteur à pouvoir juger l'efficience des publicités", déclare Sims. "La plate-forme s'accorde donc souvent elle-même un score sur sa (bonne) façon d'agir." Selon le président de l'ACCC, "il y a beaucoup de manquements sur le marché, qui est en fait dominé par un seul acteur".Dans une réaction, Google déclare que tout va bien dans le secteur et qu'il y a suffisamment de concurrence: "Il y a beaucoup d'entreprises - petites et grandes - qui collaborent et se concurrencent. Nous avons permis à d'autres de choisir plus facilement avec qui elles veulent collaborer." La firme américaine prétend vouloir entièrement prendre part à l'enquête.L'affaire fait se raffermir encore les tensions existant entre Google et les autorités australiennes. Un litige à propos d'une proposition de loi, par laquelle Google devrait payer des éditeurs pour pouvoir afficher des faits d'actualité, a pris de solides proportions. Dans le cadre de cette affaire, Google a menacé de mettre hors ligne son moteur de recherche en Australie.Par ailleurs, l'Australie n'est pas - et de loin - le seul pays qui mène l'enquête sur la position occupée par Google sur le marché publicitaire. La Commission européenne fait en effet de même. Google s'est en outre déjà vu infliger une méga-amende pour avoir abusé de son système publicitaire AdSense dans l'Union européenne, ainsi qu'une seconde, parce qu'elle accordait la priorité aux données de son propre comparateur de prix Google Shopping dans les résultats de recherche. Aux Etats-Unis également, des contrôleurs s'intéresseraient de près à la position de Google sur le marché publicitaire.