Les applis se trouvaient dans le magasin sous des appellations telles "Track Employees Check Work Phone Online Spy Free", "Spy Kids Tracker", "Phone Cell Track", "Mobile Tracking", "Spy Tracker", "SMS Tracker" ou "Employee Work Spy." Google a supprimé quatre de ces applis, après qu'Avast ait attiré son attention sur le fait qu'elles contrevenaient au respect de la vie privée des utilisateurs. Google annonce l'interdiction d'espionniciels (spyware) commerciaux Android et demande aux gens de l'informer au cas où ils trouveraient encore des applis de ce genre, qui enfreignent ses règles.

Ces applis de traque furtive (stalkerware) sont proposées comme des solutions pour contrôler la sécurité des enfants ou pour retrouver des smartphones volés. Mais dans la pratique, elles sont cependant souvent abusées par des gens qui veulent ainsi espionner leur partenaire. C'est ce qui ressort du reste de nombre de critiques. Les applis en question permettent de pister un smartphone ou de transférer des informations d'emplacement vers l'adresse mail de l'espion, mais aussi de collecter et de partager des contacts, communications téléphoniques et messages. Pour installer l'appli, les espions ont besoin d'un accès physique au smartphone de leur victime, mais une fois en place, elle reste souvent dissimulée, tout en transférant les faits et gestes de la personne ciblée.

"Ces applis sont particulièrement non éthiques et représentent un problème pour le respect de la vie privée. Elles ne peuvent se trouver dans le Google Play Store, parce qu'elles favorisent un comportement criminel et peuvent être abusées par des employeurs, traqueurs et partenaires jaloux en vue d'espionner leurs victimes", déclare Nikolaos Chrysaidos d'Avast.

Ces derniers mois, des firmes de sécurité telles Avast, Kaspersky, Symantec et Malwarebytes se sont mises à bloquer le stalkerware. Elles considèrent ces applis sont comme des traqueurs malfaisants, et leurs logiciels de sécurité avertiront désormais les gens qu'ils sont espionnés.