Selon la Commission européenne, Google aurait fait enregistrer dans ses contrats conclus avec des sites web plusieurs clauses restrictives empêchant ses concurrents d'insérer eux aussi des publicités sur ces sites. "Cette attitude a duré dix années durant et a empêché d'autres entreprises de procéder à de la concurrence loyale. Or cela est interdit par les règles européennes en matière de concurrence", a déclaré Vestager.

L'amende est moins élevée que les deux précédentes, qui avaient été infligées à Google. En 2017, le contrôleur de la concurrence lui avait en effet infligé une amende de 2,4 milliards d'euros dans une affaire portant sur Google Shopping, où les rivaux de Google avaient été lésés. Et l'année dernière, l'entreprise technologique avait reçu une amende de 4,3 milliards d'euros pour avoir imposé son navigateur et son moteur de recherche sur les téléphones Android.

Cette nuit, Google a annoncé qu'elle effectuera des adaptations à Android, afin de satisfaire aux objections européennes. L'entreprise doit permettre aux utilisateurs de choisir le navigateur et le moteur de recherche qu'ils veulent sur leur téléphone Android. Vestager salue cette volonté d'adaptation, mais "suivra de très près l'évolution de ce choix proposé".