Le document en question a fuité fin du mois dernier et contenait un plan sur 60 jours de Google en vue de supprimer notamment des 'limites injustifiées' et de 'changer de ton'. Il est question ici du Digital Services Act, cette nouvelle réglementation qui impose davantage de règles aux acteurs internet en vue.

Mais l'euro-commissaire en charge du marché interne Thierry Breton y est aussi pris pour cible. L'ambition de Google était (ou est toujours) de lui donner du fil à retordre et de veiller à réduire le soutien de cette réglementation. Il était ainsi prévu de rechercher un partenaire européen dans Booking.com notamment, même si ce dernier a entre-temps fait savoir que cela ne l'intéressait pas.

Le fait que de grandes entreprises telles Google se livrent à du lobbying pour adapter la législation en leur faveur, est connu depuis assez longtemps déjà, mais qu'un plan fuite et que Google veuille activement affaiblir la position de figurées-clés, c'est extrêmement rare.

'Ce n'est pas là la manière dont nous travaillons'

Suite à cet incident, le CEO de Google, Sundar Pichai, a présenté ses excuses à Breton. Dans le cadre d'une réunion virtuelle fin de la semaine passée, il a fait savoir, selon des sources du Financial Times, que ce genre de pratiques 'n'est pas la manière dont nous travaillons'. Pichai assume sa responsabilité, mais insiste sur le fait qu'il n'avait lui-même jamais vu ledit document et n'avait jamais demandé d'élaborer un tel plan.

Tout cela fait cependant penser à un plan échafaudé plutôt par mégarde par un collaborateur par trop zélé. Mais il nous faut signaler ici que ce genre de plan de sape sophistiqué ne peut être élaboré par mégarde par un collaborateur quel qu'il soit, et encore moins aboutir par inadvertance dans le Google Drive du responsable des 'corporate affairs'.

Il est certes possible que Pichai n'était pas au courant du plan, mais il y a quand même de fortes chances pour que quelques personnes haut placées chez Google en aient été informées. Le fait que Pichai clame haut et fort que Google ne travaille pas de cette manière, est donc à prendre avec les réserves d'usage.

Le document en question a fuité fin du mois dernier et contenait un plan sur 60 jours de Google en vue de supprimer notamment des 'limites injustifiées' et de 'changer de ton'. Il est question ici du Digital Services Act, cette nouvelle réglementation qui impose davantage de règles aux acteurs internet en vue.Mais l'euro-commissaire en charge du marché interne Thierry Breton y est aussi pris pour cible. L'ambition de Google était (ou est toujours) de lui donner du fil à retordre et de veiller à réduire le soutien de cette réglementation. Il était ainsi prévu de rechercher un partenaire européen dans Booking.com notamment, même si ce dernier a entre-temps fait savoir que cela ne l'intéressait pas.Le fait que de grandes entreprises telles Google se livrent à du lobbying pour adapter la législation en leur faveur, est connu depuis assez longtemps déjà, mais qu'un plan fuite et que Google veuille activement affaiblir la position de figurées-clés, c'est extrêmement rare.'Ce n'est pas là la manière dont nous travaillons'Suite à cet incident, le CEO de Google, Sundar Pichai, a présenté ses excuses à Breton. Dans le cadre d'une réunion virtuelle fin de la semaine passée, il a fait savoir, selon des sources du Financial Times, que ce genre de pratiques 'n'est pas la manière dont nous travaillons'. Pichai assume sa responsabilité, mais insiste sur le fait qu'il n'avait lui-même jamais vu ledit document et n'avait jamais demandé d'élaborer un tel plan.Tout cela fait cependant penser à un plan échafaudé plutôt par mégarde par un collaborateur par trop zélé. Mais il nous faut signaler ici que ce genre de plan de sape sophistiqué ne peut être élaboré par mégarde par un collaborateur quel qu'il soit, et encore moins aboutir par inadvertance dans le Google Drive du responsable des 'corporate affairs'.Il est certes possible que Pichai n'était pas au courant du plan, mais il y a quand même de fortes chances pour que quelques personnes haut placées chez Google en aient été informées. Le fait que Pichai clame haut et fort que Google ne travaille pas de cette manière, est donc à prendre avec les réserves d'usage.