Flash n'est depuis assez longtemps déjà plus supportée par défaut par FireFox, Edge ou Chrome. La plate-forme de vidéos et de jeux pour navigateurs autrefois très populaire fonctionnera certes encore, mais elle devra être activée explicitement. A partir de 2020, son éditeur Adobe renoncera lui-même à la supporter.

Google va même donner à la moribonde Flash un coup de massue supplémentaire en n'indexant plus son contenu 'ultérieurement cette année'. Les sites avec Flash seront certes encore signalés, mais le contenu Flash proprement dit sera ignoré. De même les fichiers SWF séparés ne seront plus indexés.

Selon Google, cela n'aura aucun impact pour la plupart des sites. Mais ceux qui reposent encore en majeure partie sur la technologie dépassée, observeront probablement qu'ils seront plus difficilement trouvés ou identifiés dans le moteur de recherche.

Flash existe depuis 1996 et fut durant les premières années du web la solution idéale pour doter les sites web plutôt spartiates de riches animations, dont le son et la vidéo. Mais les sites équipés de Flash se caractérisaient par des durées de chargement plus longues, exigeaient un plug-in particulier, alors que leur contenu n'était initialement même pas reconnu par Google. De plus et en raison de sa popularité, Flash est devenue une cible privilégiée pour les hackers.

Avec la percée du smartphone, le succès de Flash dégringola littéralement. Une tentative de lancer Flash pour l'iPhone fut bien vite taillée en pièces par l'ex-CEO d'Apple, Steve Jobs. Ce fut possible certes sur Android, mais sans offrir la même expérience d'utilisation que sur le PC. Aujourd'hui, cette technologie est régulièrement remplacée par HTML5.