Google avait précédemment déjà limité la cible des publicités politiques à l'âge, le sexe et le code postal. Cette mesure sera progressivement déployée dans le monde entier l'an prochain en commençant par les élections britanniques qui auront lieu ultérieurement cette année.

Dans un communique posté sur son blog, l'entreprise explique que les fausses informations ou les images et vidéos numériques factices ne seront plus autorisées. Il en ira de même des revendications clairement inventées de toutes pièces, qui peuvent saper la confiance ou la participation dans/au processus démocratique.

Un exemple: les annonces qui prétendent qu'il est possible de voter par SMS ou qui citent une date erronée. En montrant ces annonces à des groupes d'électeurs spécifiques, une certaine confusion peut s'installer. Aux Etats-Unis, le vote n'est pas obligatoire par exemple. De plus, les électeurs peuvent s'enregistrer à l'avance. Cela rend souvent le système plus vulnérable à la désinformation.

Aujourd'hui, on peut déjà voir tant aux Etats-Unis qu'en Europe qui a payé telle ou telle publicité et à qui elle s'adresse. A partir du 3 décembre, Google le permettra aussi au niveau des différents états américains. Cela signifie que les candidats et campagnes électorales locales tomberont sous le coup de la stratégie publicitaire de l'entreprise.

Google ne renoncera pas aux annonces à caractère politique, comme l'avait annoncé Twitter il y a quelques semaines. A propos des fausses revendications contenues dans de telles annonces, Google semble adopter un point de vue plus clair que Facebook. Mark Zuckerberg avait en effet indiqué que Facebook ne bannirait pas les propos mensongers de politiciens, même dans des publicités, mais lorsqu'on l'interrogea à ce propos lors d'une audition, le directeur dut bien admettre que cela dépend en grande partie du contexte.