Tout conducteur qui saisit un trajet dans une appli de navigation telle Google Maps, est depuis longtemps déjà habitué à ce que la détermination de l'itinéraire à suivre tienne aussi compte de l'état du trafic en temps réel. Il en allait tout autrement pour les transports en commun. Mais Google veut à présent que cela change. L'entreprise intègre en effet désormais dans Google Maps le retard en direct des autobus publics et ce dans 200 villes à l'échelle mondiale.

En Belgique, il s'agit de Bruxelles, Gand et Anvers, comme le confirme le porte-parole de Google, Michiel Sallaets, à Data News. "Le déploiement a débuté hier jeudi et ce, tant pour les appareils Android qu'iOS", précise-t-il. Via Google Maps, l'usager pourra donc lors de la saisie de son trajet savoir si son bus arrivera plus tard que prévu, et quel sera son retard total. Sur la carte, il saura aussi où se situe la cause du retard, afin de pouvoir éventuellement envisager un autre itinéraire mieux adapté.

Apprentissage machine

Pour pouvoir afficher ces renseignements, Google fait appel à l'apprentissage machine. L'info-trafic provenant de différentes sources est tout d'abord collectée. Il s'agit par exemple de données agrégées et anonymes partagées par des usagers, de données de circulation en temps réel récentes et plus anciennes, ainsi que d'autres contributions d'utilisateurs. "Mais nous tenons compte aussi d'informations relatives à la manière dont les bus circulent en divers endroits dans le monde: pensons par exemple à la vitesse d'accélération, au nombre d'arrêts sur un trajet ou au nombre de bandes spécialement réservées aux bus", explique encore Sallaets.