Le projet aurait déjà dû être stoppé l'année dernière, mais Google ne sembla pas prête à le formuler vraiment, ce qui fait que des rumeurs continuèrent de circuler à propos du fait que l'entreprise préparait quelque chose de similaire, mais d'une autre manière. "Nous avons mis un terme au Project Dragonfly", déclare à présent le vice-président de Google, Karah Bhatia, dans le cadre d'une audition devant la commission judiciaire du sénat américain. La nouvelle est aussi confirmée par un porte-parole de l'entreprise, qui ajoute que Google n'envisage plus de lancer un moteur de recherche pour la Chine.

L'objectif initial de Project Dragonfly était de concevoir un moteur de recherche adapté aux règles de censure de la Chine, l'un des plus grands marchés au monde. Les applis de Google y sont à présent interdites, parce que l'entreprise refusa, il y a quelques années, d'y filtrer ses résultats de recherche. Le projet d'un moteur de recherche censuré avait cependant rapidement été dans la ligne de mire, notamment par le propre personnel de Google, qui estimait qu'il bafouait les valeurs de l'entreprise. Le moteur de recherche aurait par exemple bloqué des sites web tels Wikipedia et BBC, afin de satisfaire aux règles chinoises.