Le service est conçu pour les entreprises, qui ont un code spécifique, mais qui ne veulent pas se préoccuper de la manière et du lieu où il doit tourner. "On peut le faire tourner en mode pleinement géré sur GKE (Google Kubernetes Engine, ndlr), mais déployer tout aussi bien ailleurs ce même code. Tout cela repose sur l'open source et des normes ouvertes", déclare Oren Teich, director product management chez Google.

Cloud Run est un service pleinement géré sans serveur. Cela signifie que la facturation s'effectue sur base de la puissance de calcul utilisée durant une période déterminée, mais sans tenir compte du nombre de serveurs prévu. "Si on le fait avec une machine virtuelle, on est encore et toujours soi-même responsable d'une partie de l'infrastructure", ajoute Teich. "Certains clients trouvent cela fantastique, mais d'autres ne veulent rien savoir des services ou ne disposent pas d'un 'operations team'. Ils veulent simplement utiliser leur code et le faire tourner."

Tout comme Knative lancé l'année dernière, Cloud Run peut tourner sur GKE et y devient une couche compatible. Lors de la présentation, Google n'a pas encore donné de prix exact étant donné la complexité, puisque l'entreprise facturera sur la base de cent millisecondes. Mais elle promet que les prix se trouveront bientôt en ligne.

Selon Google, le paysage actuel se caractérise par des limites au niveau du 'runtime support', voire par un 'vendor lock-in'. Google promet ici la puissance et la convivialité de l'IT sans serveur, en combinaison avec la flexibilité des containers. "Nous voulons réunir le meilleur de deux mondes, pour permettre aux entreprises de faire tourner même un code binaire datant de 20 ans", prétend Teich. Et de se référer à l'écosystème existant aujourd'hui autour de Docker, la technologie de virtualisation pour containers.

"Avec Docker, tout un écosystème est disponible, et nous n'imposons pas de mode propriétaire, mais nous utilisons les outils disponibles dans la communauté open source."

Cloud Run est actuellement disponible sous forme de bêta publique, temporairement encore avec quelques limites telles un seul coeur par instance et 1 gigaoctet par instance. Google a déjà conclu plusieurs partenariats avec, entre autres, Datadog, NodeSource, GitLab et StackBlitz, qui proposeront un support d'intégration pour Cloud Run.