Google a de nouveau découvert une faille dans Google+, le réseau social avec lequel le géant technologique voulait, il y a quelques années, concurrencer Facebook et consorts. A cause de ce bug, la fermeture du réseau se fera plus tôt que planifié.

Précédemment déjà, Google avait pris la décision de retirer du net la plate-forme à l'agonie en octobre 2019. Ce timing est à présent avancé de quatre mois. Les consommateurs peuvent utiliser Google+ jusqu'en avril, mais l'accès via les API sera fermé dans les 90 jours. La version professionnelle de Google+ (où le réseau forme une sorte d'intranet pour les entreprises utilisant G Suite), continuera provisoirement d'exister.

Dans un communiqué posté sur son blog, Google annonce que la nouvelle faille découverte impacterait 52,5 millions d'utilisateurs, et que les informations de leur profil, dont le nom, l'adresse e-mail, la profession et l'âge, pourraient être sollicitées par les développeurs et ce, même si leur compte se trouve sur privé. Des applis pourraient en outre visionner les données de profil partagées avec un utilisateur, même dans le cas d'un partage non-public. Google a découvert la faille en novembre, alors qu'elle était 'active' depuis six jours déjà.

Ce bug fait penser à une brèche précédente dans Google+, par laquelle des données d'utilisateurs furent ouvertement accessibles aux développeurs et ce, pendant... trois ans. La découverte de ce bug et l'attention des médias sur les tentatives de Google de ne surtout pas en informer les utilisateurs, avaient déjà provoqué la décision de renoncer à Google+. Les nouveaux problèmes de sécurité ne font à présent qu'accélérer la fin du réseau.

Google+ avait été créé en 2011 en tant que concurrent de Facebook, mais même si beaucoup de personnes ayant un compte Google, possèdent aussi un compte Google+, la plate-forme ne parvint jamais à susciter beaucoup d'intérêt.