C'est la deuxième fois qu'Oracle porte plainte à propos de l'utilisation sans autorisation du logiciel Java par Google. En 2012, un jury avait donné raison à Oracle. Mais ultérieurement, un juge avait estimé qu'il n'y avait pas de droit d'auteur sur le logiciel. Depuis lors, une procédure avait été introduite à plusieurs reprises en opposition à cette décision.

Les deux parties déclarent vouloir innover dans le domaine du développement de software. Selon Oracle, si Google est autorisée à utiliser gratuitement Java, cela risque de décourager d'autres entreprises à innover. Le géant internet de Mountain View argumente de son côté qu'une forte amende et les coûts de licence empêchent précisément les programmeurs à mettre au point des instruments en vue de permettre aux logiciels 'de dialoguer entre eux' - comme Google elle-même l'a fait avec Java.

Des milliards de dollars sont en jeu dans cette affaire, et la sentence que prononcera le juge, conditionnera en outre en grande partie les nouvelles règles en matière de développement de logiciels. (ANP/WK)