Google pense qu'annuellement, elle pourrait sauver quelque 10.000 vies en fournissant automatiquement aux services d'urgence les données de localisation des personnes ayant besoin d'aide. Aujourd'hui, les opérateurs télécoms partagent déjà des données géographiques, mais selon le géant internet, ces données ne sont pas suffisamment précises.

Le mois dernier en collaboration avec 50 services d'urgence, Google a par conséquent testé un nouveau système aux Etats-Unis. Voilà ce qu'annonce The Wall Street Journal. Android partage en l'occurrence ses données de localisation précises et, à entendre le géant technologique, les premiers résultats sont positifs. Dans 80 pour cent des cas, les données de localisation se sont révélées plus précises que celles partagées par les opérateurs télécoms.

Barrière linguistique

Jennisfer Estes, en charge des services d'urgence à Loudon County, souligne l'importance de ce projet: "Ces efforts font toute la différence, surtout si la personne qui appelle, éprouve des difficultés à communiquer par téléphone en raison de la barrière linguistique par exemple."

Les groupes d'intérêt mettent depuis assez longtemps déjà la pression sur Apple et Google pour qu'elles partagent les données de localisation de leurs utilisateurs en cas d'urgence. Le producteur de l'iPhone n'est pour l'instant pas prêt à répondre positivement à ces requêtes, mais Google accepte, elle, d'effectuer des tests. Provisoirement, on ne sait pas encore si Google étendra ceux-ci.