Mi-mai, la ville de Baltimore, située dans l'état américain du Maryland, était infectée par un ransomware, pour lequel elle n'a pas encore trouvé de solution. Dix mille ordinateurs sont entre-temps paralysés, de même que les comptes e-mail et les services de paiement de la ville. Il en résulte que l'administration journalière des services communaux est au point mort. Les ventes de maisons sont reportées, les factures d'eau ne sont plus envoyées, et les habitants sont provisoirement dans l'impossibilité de payer leurs taxes ou amendes.

Pour rester accessible par les citoyens, la ville a par conséquent créé un grand nombre de comptes Gmail. Voyant cela, Google a cru que c'était du spam et a bloqué ces comptes. Entre-temps, le géant technologique a cependant levé ce blocus. ''Notre système de sécurité automatisé a agi ainsi en raison de la création massive de comptes Gmail à partir du même réseau'', a expliqué Google au blog technologique Boingboing.

Les auteurs du rançongiciel exigent le versement d'un montant de plusieurs dizaines de milliers de dollars en bitcoins, que la ville de Baltimore refuse de payer. La ville a demandé notamment l'aide du FBI et du service secret américain, mais elle ne sait pas quand ses systèmes fonctionneront de nouveau. L'année dernière déjà, Baltimore avait été la cible d'une cyber-attaque, qui avait paralysé une journée durant les systèmes de communication de ses services d'urgence.