Cette affaire s'est révélée subitement dans le cadre d'un procès opposant le National Labour Relations Board (NLRB) américain et Google. Le syndicat intenta ce procès, après que Google ait licencié quelques employés activistes suite à des protestations internes déclenchées par le comportement de l'entreprise à l'égard d'intimidations sexuelles, et à l'appel lancé de ne plus travailler pour des institutions publiques américaines en matière de déportations notamment.

Dans le cadre de ce procès, des documents viennent d'être rendus publics concernant le 'Project Vivian', qui est le nom de code d'un plan par lequel Google a fait appel à IRI Consultants. Voilà ce que révèle Ars Technica. Ces consultants avaient comme principale tâche d'assurer un 'engagement positif' de la part des employés et de les 'convaincre que les syndicats sont une mauvais chose' ('convince them that unions suck', sic), pour reprendre les paroles d'un senior manager.

Les consultants furent recrutés fin 2019 pour s'occuper de propager des messages antisyndicaux, mettre au point des stratégies de communication pour le personnel, les canaux d'infos et les médias sociaux.

'Confidentiel'

Initialement, Google ne voulait pas rendre ces documents publics en argumentant qu'il s'agissait d'une communication confidentielle entre un avocat et son client, ou de produits de l'entreprise. Mais tel n'était pas le cas, car il ne s'agissait pas de conseils juridiques. Dans le meilleur des cas, les avocats étaient repris en CC. L'appel fait à IRI Consultants portait tout au plus sur la communication et le support en matière de formation d'un syndicat dans l'entreprise.

Attaque préalable sur un commissaire européen

Ce n'est pas la première fois que Google est attrapée à lancer ce genre d'attaque en catimini. Fin 2020, on apprenait ainsi que l'entreprise envisageait de s'en prendre au commissaire européen Thierry Breton et plus précisément à son plan pour une réglementation renforcée, afin de faire s'effriter le soutien à ses mesures qui auraient pu nuire à Google.

Google s'excusa en déclarant que ce n'était 'pas là sa façon de fonctionner habituelle' et ce, même si les faits démontrèrent juste le contraire. Le projet qui vient d'être révélé de s'en prendre aux syndicats, donne en effet à penser que l'entreprise persiste et signe dans sa manière de faire particulière.

Amazon

Les firmes technologiques en vue s'expriment rarement en faveur des syndicats. C'est ce qui est apparu aussi il y a un an chez Amazon, où les employés eurent pour la première fois l'opportunité de rallier un syndicat. Il en résulta qu'Amazon lança une action en vue de démontrer que les syndicats sont superflus. L'entreprise donna ainsi la parole à des collaborateurs qui vantèrent tant et plus leur travail sur Tweeter et ce, alors même qu'on trouva à plusieurs reprises des preuves que des chauffeurs devaient uriner dans leur camionnette du fait que la pression au travail était à ce point forte qu'ils n'avaient pas le temps de se rendre aux toilettes. En fin de compte, le projet de créer un syndicat chez Amazon n'obtint pas le nombre de voix voulu.

Cette affaire s'est révélée subitement dans le cadre d'un procès opposant le National Labour Relations Board (NLRB) américain et Google. Le syndicat intenta ce procès, après que Google ait licencié quelques employés activistes suite à des protestations internes déclenchées par le comportement de l'entreprise à l'égard d'intimidations sexuelles, et à l'appel lancé de ne plus travailler pour des institutions publiques américaines en matière de déportations notamment.Dans le cadre de ce procès, des documents viennent d'être rendus publics concernant le 'Project Vivian', qui est le nom de code d'un plan par lequel Google a fait appel à IRI Consultants. Voilà ce que révèle Ars Technica. Ces consultants avaient comme principale tâche d'assurer un 'engagement positif' de la part des employés et de les 'convaincre que les syndicats sont une mauvais chose' ('convince them that unions suck', sic), pour reprendre les paroles d'un senior manager.Les consultants furent recrutés fin 2019 pour s'occuper de propager des messages antisyndicaux, mettre au point des stratégies de communication pour le personnel, les canaux d'infos et les médias sociaux.Initialement, Google ne voulait pas rendre ces documents publics en argumentant qu'il s'agissait d'une communication confidentielle entre un avocat et son client, ou de produits de l'entreprise. Mais tel n'était pas le cas, car il ne s'agissait pas de conseils juridiques. Dans le meilleur des cas, les avocats étaient repris en CC. L'appel fait à IRI Consultants portait tout au plus sur la communication et le support en matière de formation d'un syndicat dans l'entreprise.Ce n'est pas la première fois que Google est attrapée à lancer ce genre d'attaque en catimini. Fin 2020, on apprenait ainsi que l'entreprise envisageait de s'en prendre au commissaire européen Thierry Breton et plus précisément à son plan pour une réglementation renforcée, afin de faire s'effriter le soutien à ses mesures qui auraient pu nuire à Google.Google s'excusa en déclarant que ce n'était 'pas là sa façon de fonctionner habituelle' et ce, même si les faits démontrèrent juste le contraire. Le projet qui vient d'être révélé de s'en prendre aux syndicats, donne en effet à penser que l'entreprise persiste et signe dans sa manière de faire particulière.Les firmes technologiques en vue s'expriment rarement en faveur des syndicats. C'est ce qui est apparu aussi il y a un an chez Amazon, où les employés eurent pour la première fois l'opportunité de rallier un syndicat. Il en résulta qu'Amazon lança une action en vue de démontrer que les syndicats sont superflus. L'entreprise donna ainsi la parole à des collaborateurs qui vantèrent tant et plus leur travail sur Tweeter et ce, alors même qu'on trouva à plusieurs reprises des preuves que des chauffeurs devaient uriner dans leur camionnette du fait que la pression au travail était à ce point forte qu'ils n'avaient pas le temps de se rendre aux toilettes. En fin de compte, le projet de créer un syndicat chez Amazon n'obtint pas le nombre de voix voulu.