Muyters avait déjà lancé l'idée d'un réseau internet ultra-rapide pour couvrir l'ensemble de la Flandre. Une telle infrastructure sera indispensable à terme pour déployer de nouvelles innovations, comme la voiture autonome. Les opérateurs privés envisagent certes de procéder à des investissements, mais pas toujours dans les zones rurales. Or le ministre entend installer partout en Flandre un réseau rapide, bon marché et accessible à d'autres acteurs. Des négociations sont en cours avec Telenet, Proximus et Orange concernant des investissements complémentaires, avec des fonds mis à disposition par les pouvoirs publics flamands. Si ces négociations se poursuivraient dans un climat positif, le patron de l'intercommunale Fluvius, qui regroupe Eandis et Infrax, a néanmoins déclaré dans De Tijd qu'il était candidat au déploiement d'un réseau à fibres optiques flamand.

Muyters considère Fluvius comme une alternative si les pourparlers avec les opérateurs devaient échouer. De son côté, le ministre fédéral des télécoms, Alexander De Croo (Open VLD) se montre sceptique face à cette approche, comme il le confie à De Tijd. En effet, De Croo n'envisage pas une "entreprise d'Etat". Depuis l'Uruguay, Muyters précise la différence entre sa vision et celle de De Croo. "Si c'est possible avec le privé, je préfèrerais cette solution. Nous ne sommes pas en opposition sur ce point. Reste qu'il ne faut pas en arriver à une situation où un réseau rapide ne deviendrait pas une réalité."