En 2015, les deux géants technologiques ont conclu un "pacte de non-agression" dans lequel ils se sont juré de ne pas se lancer dans des poursuites judiciaires à l'encontre l'un de l'autre. Selon le Financial Times et Bloomberg, cette trêve a été rompue en avril dernier. On peut donc s'attendre, dans les mois à venir, à toutes sortes d'attaques verbales et judiciaires entre Microsoft et Google.

Les publicités, comme on pourrait s'en douter, sont à la base de cette hostilité renouvelée. Microsoft estime en effet que Google manque d'impartialité envers elle et son moteur de recherche Bing et, après plusieurs tentatives de négociation, souhaite visiblement à nouveau le faire valoir dans le cadre de procédures judiciaires.

Cessez-le-feu

Il y a six ans, Microsoft et Google ont conclu une trêve interdisant les procédures judiciaires entre elles. Un accord qui a aussi impliqué l'abandon de toutes les plaintes auprès de régulateurs. À ce moment-là, les deux entreprises étaient opposées dans pas moins de dix-huit procès. L'accord prévoyait cependant que tout un processus de médiation et de concertation soit accompli avant de demander l'aide de tiers. Depuis six ans, Microsoft et Google ne pouvaient plus non plus se critiquer mutuellement en public. Ainsi, par exemple, Microsoft ne s'est pas exprimée au cours de ces dernières années concernant les cas d'antitrust impliquant le moteur de recherche de Google, malgré le fait que Bing soit le numéro 2 mondial en la matière et aurait tout à gagner de la déchéance de son concurrent.

Mais ce silence s'arrête donc aujourd'hui. Plus tôt cette année, Google s'est déjà plainte que Microsoft voulait "casser le Web ouvert", après que l'entreprise a soutenu une loi australienne obligeant Google à payer les éditeurs de nouvelles. À cela s'ajoute la guerre du marché de la publicité qui a complètement explosé entre les deux mastodontes, Microsoft prétendant que les publicitaires de Google forcent l'utilisation de leurs propres outils, au détriment de la concurrence.

Et c'est d'ailleurs aussi ce marché de la publicité qui aurait précipité la fin de la trêve entre Microsoft et Google, si l'on en croit Bloomberg. En effet, les deux entreprises seraient en pourparlers depuis déjà trois ans concernant des formats de publicité dans l'outil de gestion de Google. Google est le plus grand gestionnaire de publicités du monde. Or, il semblerait qu'il favorise son propre moteur de recherche par le biais de son outil de gestion. Par exemple, il serait beaucoup plus facile, dans cet outil, d'acheter des publicités pour Google que pour Bing. Des pratiques qui font déjà l'objet d'enquêtes, notamment par la Commission européenne. D'après Microsoft, Google n'était pas vraiment disposée à faire quoi que ce soit pour arranger la situation, ce qui a entraîné la fin de la fameuse trêve.

Et maintenant ?

De nouvelles agressions verbales devraient pulluler entre les deux entreprises, de même qu'une multitude de nouveaux procès. Mais ce qui est intéressant, c'est que Microsoft et Google sont aussi désormais plus susceptibles de faire l'objet de mesures de la part des régulateurs. En effet, tant l'une que l'autre peuvent à nouveau déposer des plaintes au sujet de leur plus grande concurrente auprès des politiques et commissions. Et si l'on doit retenir une leçon des années écoulées, c'est bien que de nombreuses instances publiques sont disposées à écouter ces plaintes.

En 2015, les deux géants technologiques ont conclu un "pacte de non-agression" dans lequel ils se sont juré de ne pas se lancer dans des poursuites judiciaires à l'encontre l'un de l'autre. Selon le Financial Times et Bloomberg, cette trêve a été rompue en avril dernier. On peut donc s'attendre, dans les mois à venir, à toutes sortes d'attaques verbales et judiciaires entre Microsoft et Google. Les publicités, comme on pourrait s'en douter, sont à la base de cette hostilité renouvelée. Microsoft estime en effet que Google manque d'impartialité envers elle et son moteur de recherche Bing et, après plusieurs tentatives de négociation, souhaite visiblement à nouveau le faire valoir dans le cadre de procédures judiciaires. Il y a six ans, Microsoft et Google ont conclu une trêve interdisant les procédures judiciaires entre elles. Un accord qui a aussi impliqué l'abandon de toutes les plaintes auprès de régulateurs. À ce moment-là, les deux entreprises étaient opposées dans pas moins de dix-huit procès. L'accord prévoyait cependant que tout un processus de médiation et de concertation soit accompli avant de demander l'aide de tiers. Depuis six ans, Microsoft et Google ne pouvaient plus non plus se critiquer mutuellement en public. Ainsi, par exemple, Microsoft ne s'est pas exprimée au cours de ces dernières années concernant les cas d'antitrust impliquant le moteur de recherche de Google, malgré le fait que Bing soit le numéro 2 mondial en la matière et aurait tout à gagner de la déchéance de son concurrent.Mais ce silence s'arrête donc aujourd'hui. Plus tôt cette année, Google s'est déjà plainte que Microsoft voulait "casser le Web ouvert", après que l'entreprise a soutenu une loi australienne obligeant Google à payer les éditeurs de nouvelles. À cela s'ajoute la guerre du marché de la publicité qui a complètement explosé entre les deux mastodontes, Microsoft prétendant que les publicitaires de Google forcent l'utilisation de leurs propres outils, au détriment de la concurrence.Et c'est d'ailleurs aussi ce marché de la publicité qui aurait précipité la fin de la trêve entre Microsoft et Google, si l'on en croit Bloomberg. En effet, les deux entreprises seraient en pourparlers depuis déjà trois ans concernant des formats de publicité dans l'outil de gestion de Google. Google est le plus grand gestionnaire de publicités du monde. Or, il semblerait qu'il favorise son propre moteur de recherche par le biais de son outil de gestion. Par exemple, il serait beaucoup plus facile, dans cet outil, d'acheter des publicités pour Google que pour Bing. Des pratiques qui font déjà l'objet d'enquêtes, notamment par la Commission européenne. D'après Microsoft, Google n'était pas vraiment disposée à faire quoi que ce soit pour arranger la situation, ce qui a entraîné la fin de la fameuse trêve.Et maintenant ?De nouvelles agressions verbales devraient pulluler entre les deux entreprises, de même qu'une multitude de nouveaux procès. Mais ce qui est intéressant, c'est que Microsoft et Google sont aussi désormais plus susceptibles de faire l'objet de mesures de la part des régulateurs. En effet, tant l'une que l'autre peuvent à nouveau déposer des plaintes au sujet de leur plus grande concurrente auprès des politiques et commissions. Et si l'on doit retenir une leçon des années écoulées, c'est bien que de nombreuses instances publiques sont disposées à écouter ces plaintes.