L'Allemagne a introduit cet été une loi destinée à lutter contre la propagation de messages haineux, menaçants et de fausses nouvelles sur les médias sociaux. Des entreprises telles Facebook et Twitter doivent ainsi supprimer tout message de ce type dans les 24 heures après avoir en avoir reçu notification. Si elles ne le font pas systématiquement, elles risquent de se voir infliger des amendes pouvant s'élever à 50 millions d'euros.

Le secteur internet se montre très critique à l'égard de ces nouvelles règles. Les entreprises estiment qu'elles ne doivent pas se voir imposer la décision de déterminer si un message doit être supprimé ou non. Quant aux utilisateurs des sites de socialisation, ils craignent de nouveau que les entreprises internet interprètent de manière très large - pour des raisons de sécurité - des réflexions subjectives comme scandaleuses ou offensantes. La liberté d'expression serait une fois de plus sur la sellette.

Au niveau mondial, Facebook entend porter de 4.500 à 7.500 le nombre de collaborateurs chargés de contrôler le contenu des messages publiés.