Pour Facebook, il est ici question de comptes factices créés dans le but de duper autrui. Il y aurait tromperie aussi sur l'identité et le contenu. Facebook déclare ne pas voir de relation entre les deux opérations, mais ce sont les mêmes tactiques qui étaient à chaque fois utilisées. Dans un cas, c'étaient surtout des pays de l'Europe de l'Est qui étaient ciblés et dans un autre cas spécifiquement l'Ukraine. Des réseaux ont également été créés en combinaison avec différents comptes.

L'entreprise insiste sur le fait que les 289 pages et 75 comptes ont été supprimés "sur base du comportement, pas du contenu". Sur les pages, qui furent suivies par 790.000 comptes, apparaissaient notamment des informations sur un sentiment anti-OTAN, sur des mouvements de protestation et sur la lutte contre la corruption. Selon Facebook, les pages seraient liées à des employés de l'agence de presse russe Sputnik. De son côté, Sputnik évoque une "censure à motivation politicienne".

Ce n'est pas la première fois que Facebook supprime des pages pour 'comportement étrange'. Lors d'un précédent grand nettoyage, elle avait déjà retiré 107 pages, groupes et comptes de sa plate-forme, et 41 comptes de sa filiale Instagram.

Facebook est depuis deux ans déjà sous pression, parce qu'elle en ferait trop peu pour éviter les abus. L'entreprise déclare, elle, évoluer continuellement en vue d'empêcher ces abus.