Facebook a suspendu pour au moins deux semaines les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump à la suite de la violente invasion du Capitole américain, le 6 janvier, par une foule de ses partisans, qui a provisoirement perturbé la certification de la victoire électorale du démocrate Joe Biden. Le conseil a accepté de se saisir de ce dossier brûlant. Ses membres peuvent approuver le blocage du compte pour une durée indéterminée, ou imposer à Facebook de laisser revenir le milliardaire républicain.

"Nous pensons que notre décision était nécessaire et juste. Etant donné sa portée, nous pensons qu'il est important que le conseil l'examine et parvienne à un jugement indépendant", a déclaré dans un communiqué Nick Clegg, vice-président du groupe en charge de la communication. Le profil de Donald Trump va rester suspendu le temps que le conseil rende sa décision, ce qui peut prendre jusqu'à 90 jours. Facebook espère que le conseil des sages, qui est entré en fonction début décembre, sera d'accord avec la mesure controversée, "prise dans des circonstances extraordinaires: un président américain qui fomente une insurrection violente pour faire dérailler la transition pacifique du pouvoir; 5 personnes tuées; des législateurs qui fuient le siège de la démocratie", rappelle Nick Clegg.

"C'était une série d'événements sans précédent qui exigeaient une réaction sans précédent". Les décisions de ce comité indépendant sont contraignantes et ne peuvent être annulées par le fondateur Mark Zuckerberg. Le réseau social l'a mis en place afin de fournir un contrepoids aux décisions de l'entreprise concernant le contenu de la plateforme. Siègent notamment dans cet organe indépendant l'ancienne Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt et l'ancien rédacteur en chef du Guardian Alan Rusbridger.

Les utilisateurs peuvent s'en saisir s'ils estiment que leur contenu a été injustement supprimé, tandis que Facebook peut également lui adresser diverses questions sur le traitement des publicités, des groupes ou des pages. "Le conseil de surveillance a été lancé fin 2020 pour s'occuper exactement du genre de questions cruciales posées par cette affaire", a réagi le conseil dans un communiqué. Souvent considérés comme trop laxistes dans leur modération des contenus, Facebook et Twitter essuient cette fois des critiques sur leur toute puissance en matière de liberté d'expression. Jack Dorsey, le patron de Twitter, a lui-même reconnu la semaine dernière que la mesure constituait un "précédent" potentiellement "dangereux".

Facebook a suspendu pour au moins deux semaines les comptes Facebook et Instagram de Donald Trump à la suite de la violente invasion du Capitole américain, le 6 janvier, par une foule de ses partisans, qui a provisoirement perturbé la certification de la victoire électorale du démocrate Joe Biden. Le conseil a accepté de se saisir de ce dossier brûlant. Ses membres peuvent approuver le blocage du compte pour une durée indéterminée, ou imposer à Facebook de laisser revenir le milliardaire républicain."Nous pensons que notre décision était nécessaire et juste. Etant donné sa portée, nous pensons qu'il est important que le conseil l'examine et parvienne à un jugement indépendant", a déclaré dans un communiqué Nick Clegg, vice-président du groupe en charge de la communication. Le profil de Donald Trump va rester suspendu le temps que le conseil rende sa décision, ce qui peut prendre jusqu'à 90 jours. Facebook espère que le conseil des sages, qui est entré en fonction début décembre, sera d'accord avec la mesure controversée, "prise dans des circonstances extraordinaires: un président américain qui fomente une insurrection violente pour faire dérailler la transition pacifique du pouvoir; 5 personnes tuées; des législateurs qui fuient le siège de la démocratie", rappelle Nick Clegg."C'était une série d'événements sans précédent qui exigeaient une réaction sans précédent". Les décisions de ce comité indépendant sont contraignantes et ne peuvent être annulées par le fondateur Mark Zuckerberg. Le réseau social l'a mis en place afin de fournir un contrepoids aux décisions de l'entreprise concernant le contenu de la plateforme. Siègent notamment dans cet organe indépendant l'ancienne Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt et l'ancien rédacteur en chef du Guardian Alan Rusbridger.Les utilisateurs peuvent s'en saisir s'ils estiment que leur contenu a été injustement supprimé, tandis que Facebook peut également lui adresser diverses questions sur le traitement des publicités, des groupes ou des pages. "Le conseil de surveillance a été lancé fin 2020 pour s'occuper exactement du genre de questions cruciales posées par cette affaire", a réagi le conseil dans un communiqué. Souvent considérés comme trop laxistes dans leur modération des contenus, Facebook et Twitter essuient cette fois des critiques sur leur toute puissance en matière de liberté d'expression. Jack Dorsey, le patron de Twitter, a lui-même reconnu la semaine dernière que la mesure constituait un "précédent" potentiellement "dangereux".