Facebook a bloqué cette semaine les comptes de chercheurs de l'université de New York. Ces chercheurs enquêtaient sur des publicités parues sur Facebook au moyen d'un outil tenant automatiquement à jour les blocs d'annonces à examiner. Facebook marque son désaccord et indique que l'outil ne respecte pas la vie privée des utilisateurs. Voilà pourquoi l'entreprise a suspendu les comptes en question, ce qui a forcé les enquêteurs à interrompre leur travail.

'Revendications trompeuses'

Cette façon de faire a fait l'objet de pas mal de critiques, à tel point que la Federal Trade Commission, le régulateur américain des monopoles et des activités liées à la consommation, s'oppose à Facebook. Le réseau social s'est référé pour la suspension et le soi-disant non-respect de la vie privée à un accord passé avec le FTC lui permettant d'agir ainsi.

Le FTC le qualifie de 'réclamations trompeuses'. Dans un courrier adressé au CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, Samuel Levine, en charge de la protection des consommateurs au FTC, déclare que tel n'est pas le cas.

Facebook a entre-temps revu ses affirmations en déclarant avoir conclu un accord avec le FTC, afin d'élaborer les règles d'un programme de confidentialité. Or ces règles auraient été enfreintes par les enquêteurs. Mais ici encore, le FTC désire apporter la nuance, selon laquelle il n'est pas satisfait que Facebook ait utilisé cela comme une excuse, sans le moindre avertissement.

Levine signale que Facebook avait promis la semaine dernière seulement de communiquer à temps et de manière transparente à son organisation à propos d'importants développements. 'Pourtant, le FTC n'a reçu aucune notification que Facebook incriminerait publiquement notre accord pour justifier l'interruption de l'enquête académique.'

Une enquête autorisée, selon le FTC

Levine affirme en outre explicitement que l'accord passé entre le FTC et Facebook ne constitue aucunement une excuse pour saboter les enquêteurs. C'est ainsi que dans l'accord sur les règles de confidentialité, il y a une exception pour une enquête de bonne foi.

'Le FTC soutient des initiatives permettant d'éclairer davantage de vagues pratiques professionnelles, surtout en matière d'annonces basées sur la surveillance. Même si ce n'est pas notre rôle de servir d'intermédiaire dans des litiges individuels, nous espérons que l'entreprise n'utilisera pas la confidentialité ou les recommandations du FTC comme un faux-fuyant pour atteindre d'autres objectifs.'

En résumé, Facebook a menti dans un premier temps à propos de la raison pour laquelle elle a suspendu les enquêteurs, et le FTC déclare à présent explicitement que leur façon d'enquêter est bien permise conformément à l'accord passé avec le régulateur.

Laura Edelson, enquêtrice en chef du projet, se dit ravie du soutien du FTC et espère que Facebook autorisera à présent de nouveau les enquêteurs à poursuivre l'examen des publicités.

Facebook a bloqué cette semaine les comptes de chercheurs de l'université de New York. Ces chercheurs enquêtaient sur des publicités parues sur Facebook au moyen d'un outil tenant automatiquement à jour les blocs d'annonces à examiner. Facebook marque son désaccord et indique que l'outil ne respecte pas la vie privée des utilisateurs. Voilà pourquoi l'entreprise a suspendu les comptes en question, ce qui a forcé les enquêteurs à interrompre leur travail.Cette façon de faire a fait l'objet de pas mal de critiques, à tel point que la Federal Trade Commission, le régulateur américain des monopoles et des activités liées à la consommation, s'oppose à Facebook. Le réseau social s'est référé pour la suspension et le soi-disant non-respect de la vie privée à un accord passé avec le FTC lui permettant d'agir ainsi.Le FTC le qualifie de 'réclamations trompeuses'. Dans un courrier adressé au CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, Samuel Levine, en charge de la protection des consommateurs au FTC, déclare que tel n'est pas le cas.Facebook a entre-temps revu ses affirmations en déclarant avoir conclu un accord avec le FTC, afin d'élaborer les règles d'un programme de confidentialité. Or ces règles auraient été enfreintes par les enquêteurs. Mais ici encore, le FTC désire apporter la nuance, selon laquelle il n'est pas satisfait que Facebook ait utilisé cela comme une excuse, sans le moindre avertissement.Levine signale que Facebook avait promis la semaine dernière seulement de communiquer à temps et de manière transparente à son organisation à propos d'importants développements. 'Pourtant, le FTC n'a reçu aucune notification que Facebook incriminerait publiquement notre accord pour justifier l'interruption de l'enquête académique.'Levine affirme en outre explicitement que l'accord passé entre le FTC et Facebook ne constitue aucunement une excuse pour saboter les enquêteurs. C'est ainsi que dans l'accord sur les règles de confidentialité, il y a une exception pour une enquête de bonne foi.'Le FTC soutient des initiatives permettant d'éclairer davantage de vagues pratiques professionnelles, surtout en matière d'annonces basées sur la surveillance. Même si ce n'est pas notre rôle de servir d'intermédiaire dans des litiges individuels, nous espérons que l'entreprise n'utilisera pas la confidentialité ou les recommandations du FTC comme un faux-fuyant pour atteindre d'autres objectifs.'En résumé, Facebook a menti dans un premier temps à propos de la raison pour laquelle elle a suspendu les enquêteurs, et le FTC déclare à présent explicitement que leur façon d'enquêter est bien permise conformément à l'accord passé avec le régulateur.Laura Edelson, enquêtrice en chef du projet, se dit ravie du soutien du FTC et espère que Facebook autorisera à présent de nouveau les enquêteurs à poursuivre l'examen des publicités.