Facebook est l'une des principales plates-formes publicitaires en ligne au monde, mais en raison d'une publicité très ciblée et du fait que Facebook n'y exerce guère de contrôle, c'est la porte ouverte à des problèmes comme la fraude financière, mais aussi la désinformation en matière politique et de vaccinations.

Comptes suspendus

La problématique a été examinée notamment par le NYU Ad Observatory Project, qui collecte via un module dans le navigateur quelles annonces les gens voient sur Facebook. Mais cela ne plait pas au réseau social. Les enquêteurs ont reçu fin de l'année dernière déjà la requête formelle de stopper leurs activités. A présent, les comptes des enquêteurs sont suspendus, ce qui fait qu'ils sont dans l'impossibilité de poursuivre leur travail.

Sélectif dans le non-respect de la confidentialité

Ce n'est pas la première fois que Facebook agit de la sorte. En 2019, une initiative européenne similaire avait été bloquée, à laquelle collaboraient la VRT et De Tijd. Tant à l'époque que maintenant, l'entreprise fait référence au module, dont elle déclare qu'il collecte aussi les données d'utilisateurs non-participants ou ne donnant pas d'autorisation explicite.

Lisez aussi: Un mail interne montre comment Facebook entend normaliser les problèmes de sécurité

Il s'agit là en soi d'un moyen de défense très ironique, car Facebook fait aujourd'hui l'objet d'une liste interminable de problèmes de confidentialité, où elle s'est montrée trop laxiste pour elle-même ou pour des acteurs externes, ou elle a collecté des données de personnes non membres de Facebook. Par exemple via des pixels de traçage sur des sites web avec un bouton 'j'aime'. L'attitude de Facebook d'avoir toléré longtemps ce genre de chose, mais pas un projet de recherche universitaire, est ambiguë.

Propre bibliothèque publicitaire incomplète

Depuis 2019, Facebook possède sa propre bibliothèque, où elle conserve des annonces explorables. Mais les chercheurs eux-mêmes ont déjà remarqué que toutes les annonces - et de loin - n'y sont pas stockées. Dans le passé, ils ont en effet découvert notamment des erreurs systématiques dans la bibliothèque, mais aussi de la désinformation dans des annonces politiques.

La chercheuse en chef Laura Edelson déclare sur Twitter que son projet, dans lequel étaient impliqués quelque 25 enquêteurs et journalistes, a été suspendu de facto, parce que leurs comptes Facebook ont été bloqués et de ce fait aussi l'accès à la bibliothèque publicitaire de Facebook.

La suspension du projet a provoqué des réactions du côté politique. Le sénateur américain Mark Warner entre autres se dit préoccupé à propos de la pratique de Facebook, parce que les chercheurs sont en fait un acteur indépendant passant en revue les manquements de Facebook.

Facebook est l'une des principales plates-formes publicitaires en ligne au monde, mais en raison d'une publicité très ciblée et du fait que Facebook n'y exerce guère de contrôle, c'est la porte ouverte à des problèmes comme la fraude financière, mais aussi la désinformation en matière politique et de vaccinations.Comptes suspendusLa problématique a été examinée notamment par le NYU Ad Observatory Project, qui collecte via un module dans le navigateur quelles annonces les gens voient sur Facebook. Mais cela ne plait pas au réseau social. Les enquêteurs ont reçu fin de l'année dernière déjà la requête formelle de stopper leurs activités. A présent, les comptes des enquêteurs sont suspendus, ce qui fait qu'ils sont dans l'impossibilité de poursuivre leur travail.Sélectif dans le non-respect de la confidentialitéCe n'est pas la première fois que Facebook agit de la sorte. En 2019, une initiative européenne similaire avait été bloquée, à laquelle collaboraient la VRT et De Tijd. Tant à l'époque que maintenant, l'entreprise fait référence au module, dont elle déclare qu'il collecte aussi les données d'utilisateurs non-participants ou ne donnant pas d'autorisation explicite.Lisez aussi: Un mail interne montre comment Facebook entend normaliser les problèmes de sécuritéIl s'agit là en soi d'un moyen de défense très ironique, car Facebook fait aujourd'hui l'objet d'une liste interminable de problèmes de confidentialité, où elle s'est montrée trop laxiste pour elle-même ou pour des acteurs externes, ou elle a collecté des données de personnes non membres de Facebook. Par exemple via des pixels de traçage sur des sites web avec un bouton 'j'aime'. L'attitude de Facebook d'avoir toléré longtemps ce genre de chose, mais pas un projet de recherche universitaire, est ambiguë.Propre bibliothèque publicitaire incomplèteDepuis 2019, Facebook possède sa propre bibliothèque, où elle conserve des annonces explorables. Mais les chercheurs eux-mêmes ont déjà remarqué que toutes les annonces - et de loin - n'y sont pas stockées. Dans le passé, ils ont en effet découvert notamment des erreurs systématiques dans la bibliothèque, mais aussi de la désinformation dans des annonces politiques.La chercheuse en chef Laura Edelson déclare sur Twitter que son projet, dans lequel étaient impliqués quelque 25 enquêteurs et journalistes, a été suspendu de facto, parce que leurs comptes Facebook ont été bloqués et de ce fait aussi l'accès à la bibliothèque publicitaire de Facebook.La suspension du projet a provoqué des réactions du côté politique. Le sénateur américain Mark Warner entre autres se dit préoccupé à propos de la pratique de Facebook, parce que les chercheurs sont en fait un acteur indépendant passant en revue les manquements de Facebook.